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 Ich bin gelangweilt [PV Ludicaël]

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Auschwitz 1942

Un mois de décembre des plus glaciales. Je me souviendrai de ce jour comme si c'était hier alors que 70 ans ont filé sous mes yeux. L'état des camps de concentrations était des plus lamentables. Le plus clair de mon temps je me posais la question de qui entre l'homme et les vampires étaient des plus viles.
Le 21 décembre, je marchais parmi les petites maisonnées en portant l'horrible accoutrement allemand. Ce fichu uniforme vert nauséeux. Mes bottes vernies se salissaient dans la boue mélangé au vieux sang puis soudain, j'entendis le bruit d'un os se brisant sous mon poids alors que je ne suis pas lourde. Mon regard dégoûté vint se poser sur ce qui était inévitable ici. Le corps dune femme nue amaigri. Mon pied se releva puis je accroupie à sa hauteur pour replacer une mèche de ses cheveux en place, mes doigts glissèrent sur son joli minois. Pauvre femme, elle qui n'avait rien demandé, en cette époque, elle était tout bonnement née sous la mauvaise religion. Juive.
Un douloureux sourire vint se morfondre sur mon visage puis je me relève, il faut que je me rende dans le quartier 21, un allemand m'a dit que je trouverai toute la nourriture dont j'ai besoin. Lamentable n'est-ce pas ? Moi, une femme de la haute qui vient à prendre la vie de frêles humains.... Certes, ils mourront dans les prochains jours alors autant qu'ils meurent avec dignité et non gazés. J'arrive devant la maison qu'il m'a annoncé puis je pénètre en faisant claquer les lourdes semelles de mes bottes, je m'écris en allemand tout en écartant les bras comme le Christ sur sa croix :

« Debout ! Votre vie se finie aujourd’hui.. »

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Le regard perdu dans son verre d'alcool à moitié plein, la femme citronnée ne pouvait s'empêcher de faire balancer ce fameux verre en rond pour faire voyager le liquide brun à l'intérieur. Son autre main tenait en appui sa tête fatiguée. Le barman la fixait du coin de l'œil en se demandant ce que faisait une telle femme dans son entreprise.  A force de sentir un regard sur elle, Avrora quitta ses amères pensées pour offrir un sourire à l'homme inquiet de sa présence. Détournant vivement son regard sur sa manière de bien essuyer les verres avec une serviette, il fit genre de n'avoir rien remarqué, il aurait trop de problème si son supérieur venait à savoir qu'il lorgnait sur les clients. Un soupire agacé s'échappa de ses lèvres et elle recula le haut de son corps pour ainsi galber un peu plus sa poitrine, ses doigts tenaient fermement le comptoir. Ses longs cheveux pendaient joyeusement. Elle fixa plus intensément le barman mais cette fois-ci avec une moue enjôleuse, elle s'ennuyait ferme et voulait s'amuser un peu ce soir, n'importe qui ferait l'affaire, même pour boire comme un trou jusqu'au petit matin et se nourrir de son jouet de la soirée.
Avrora se stoppa dans son envie de s’amuser avec cet idiot de barman, elle ne devait pas oublier qu’elle était dans un monde magique et que tout amusement de la part d’un vampire serait annoncé. Elle se souvenait que le vieillard qui lui avait donné l’adresse d’un magasin présent dans les ruelles de cette ville, lui avait dit de se tenir à carreaux et qu’elle ne devait pas exagérer comme elle l’avait fait à l’époque durant les camps de concentration.
En faire trop ? C’était mal la connaitre. Elle adorait s’amusait mais elle était capable de se tenir à carreau lorsqu’on lui demandait, elle avait tout de même un semblant d’éducation. Sous un énorme soupire ennuyé, elle reposa son coude sur le comptoir puis son menton dans la paume de sa main. Ce qu’elle pouvait s’ennuyer. Et puis cette fichue musique qui filait dans l’énorme pièce, pourquoi fallait-il que la nouvelle génération vienne à écouter de la musique sale. Ne pouvaient-ils pas se contenter d’une douce mélodie provenant de la magie de Johann Sebastian Bach ? Ou Ludwig van Beethoven… ça c’était de la musique. De la vrai ! On y sentait de l’émotion, on pouvait s’y perdre.
Avrora quitta son siège en faisant claquer ses chaussures à talon aiguille blanches et noires, elle réajusta sa robe qui ressemblait fortement à une robe victorienne blanche et noire mais le devant ne camouflait pas ses jolies galopines, elles étaient montrés à toutes personnes intéressées. Le devant de la robe s’arrêtait un peu plus haut que la moitié de sa cuisse. L’arrière de la robe trainait sur le sol. Pour ce qui était du haut, elle portait un corset qui remontait agréablement sa poitrine et affinait sa taille et si je puis dire, de la même couleur que sa robe ou ses chaussures. Sa toilette semblait être proche des grandes dames d’autrefois mais si Miss Avrora s’aurait présenté avec cet accoutrement au dix-huitième, le mot « catin » l’aurait poursuivit. A cette pensée, elle se mit à ricaner, attirant le regard du barman qui s’inquiéta un bref moment sur la santé mentale de sa cliente. Sentant encore une fois le regard sur elle, elle stoppa son rire puis tourna les talons pour s’approcher de l’homme, elle agrippa de sa main droite la cravate de l’homme et l’obligea à se pencher pour que ses lèvres soient assez proches des siennes, un sourire des plus amusés vint se présenter à l’homme.
« Je m’ennui, amuses-moi ! »
Ordonna-t-elle en allemand. Il y avait bien trop peu de germanophone. Le barman ne semblait pas comprendre la langue de la femme, elle lâcha sa cravate puis se recula de cinq pas et tourna les talons, elle s’ennuyait et le faire que cet homme ne comprenne pas sa langue maternelle l’ennuyait. Dès l’instant où elle avait fait volte face, elle avait bousculé une personne, elle s’excusa dans la langue initiale de Sokujitsu puis pesta un moment en allemand comme quoi le monde perdait une belle langue tout en se dirigeant vers une table. Pourquoi restait-elle dans ce bar ? Il n’y avait strictement rien d’intéressant, même pas un imbécile pour l’amuser. Avrora croisa ses jambes ainsi que ses bras sous sa poitrine, ses yeux fixèrent l’employé pendant un instant puis elle lui commanda une assiette de Weißwurst, un plat typique de Munich. Qu’est-ce que c’est ? Une charcuterie bavaroise faites avec du veau et du porc, relevé avec du persil et du citron que l’on peut accompagner d’un énorme bretzel. Le barman fixa sa cliente avec désarroi, qu’était-ce encore ce plat qu’elle lui demandait ? Il tenait un bar, pas un restaurant d’ancien du Reich !
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Le froid hivernal avait franchement tendance à congeler le pauvre homme du désert qu’était Ludicaël. Ah, pourquoi ce pays était-il donc si froid ? Pourquoi ne migraiit-il pas dans son village natal juste pour ces quelques mois glaciaux ? Ah oui, les deux boulots, et Gwent qui comptait sur lui pour assurer tout le rythme de ses chansons... C’est vrai que un groupe de Rock sans batteur, c’est un peu pourri. Vachement pourri en fait. Ah, qu’il n’aimait pas s’être engagé quelque part, il ne pouvait pas changer d’avis comme de chemise comme à son habitude. Il aimait être nomade, voyager, voir d’autres têtes. Et les têtes qu’il voyait tout les jours commençait franchement à le lasser. Ouais, même la tronche de Gwent. Pas qu’il n’aimait pas son super-coloc-frère-de-coeur, mais c’est simplement qu’il était du genre à partir pour mieux vous retrouver derrière... Même si ça doit être très surprenant la première fois qu’il vous fait ce coup pourri.
Bref, Monsieur Ludicaël rêvait de palmiers et de sable fin, mais il avait toujours froid au milieu de cette ville grise et pâle. Et qu’es-ce qui réchauffe le mieux le corps d’un homme ? L’alcool et les femmes ! Et on en trouve généralement au Ram’Jam Rock’n’Roll, bar où il travaillait en tant que musicien et idole de ses groupies (ça aide d’avoir un charisme démoniaque ! ). Comme ça il irait poser un congé pour se barrer à l’autre bout des tropiques ! Enfin, si le patron est d’accord...
Le démon atteint le bar en quelques coup d’ailes, essayant ainsi d’esquiver la pluie verglaçante qui battait de plus en plus fort sur son grand manteau en laine prune renforcée d’un intérieur fourré. Ludicaël était habillé avec les habits traditionnels de son pays bien plus en hiver qu’en été. Toujours dans des couleurs vives, au motifs travaillés et aux traits orientaux, le style des démons d’Ishtar était très reconnaissable. En gros, son arrivée était toujours remarquée vu qu’il était vêtu comme un girophare. À noter que si jamais le personnage pouvait entendre le narrateur, il l’aurait déjà insulté de tout les noms... Mais pour une fois, il n’était pas le seul à porter des habits étranges. Il y avait ici une personne qu’il ne connaissait pas. Surement une nouvelle venue. Mais quelle nouvelle venue ! Elle était bien différente des femmes qu’il trouvait dans ce bar. Grande, belle, blonde, aux airs nobles et gracieux, avec une des ces longues robes qui laissaient bien plus de place à la suggestion qu’à la révélation. Ce genre de robes qu’il adorait défaire avec une sensualité et une douceur presque sadique du temps où elles étaient à la mode. Peu de femmes les portaient encore aujourd’hui, seules certaines s’en inspiraient  avec élégance et modernité, comme la douce Eva Kajj. Femme qui avait d’ailleurs emprisonné le coeur du démon entre ses rudes épines au sein d’un secret amour à sens unique. Alors pourquoi adresser ce tel sourire ravageur de parfait séducteur à la blonde demoiselle ? Hé bien, quand on ne peut manger à un grand restaurant faute de moyens, on regarde le menu de celui qui est moins cher... C’est à dire que fier comme un coq, Ludicaël n’oserait jamais s’avouer la vérité. En même temps, on préfère souvent mentir à son coeur que d’accepter de souffrir.
Soit, trève de choses déprimantes, car notre personnage n’est absolument pas dans cette optique. Il constata qu’Aaron, le patron, n’était pas à son poste habituel et était remplacé par un des serveurs. Le bougre de barman blasé était sûrement parti en pause... Il le fallait bien, car malgré la ferveur qu’il accordait à son bar, Aaron restait humain et devait bien s’absenter pour manger et cloper un coup.  Le démon décida donc que pour patienter, il discuterait bien avec la beauté rétro, qui embêtait l’employé au sujet d’un plat que le Ram’Jam ne servirait sûrement jamais. Il s’assit délicatement sur le tabouret à côté de la demoiselle, et lui adressa la parole.

- Vous êtes sûre que vous vous êtes pas trompée d’adresse ? Demanda-t-il dans un allemand parfait. Une femme de votre qualité dans un bar comme celui-ci me paraît fort impromptu...

Un joli sourire espiègle et une lueur amusée au creux de ses iris dorée, Ludicaël commençait son manède habituel pour faire connaissance avec une coquette. Au vu de l’apparence, des manières et de comment s’exprimait la dame, le démon soupçonnait un certain côté «princesse» chez elle, et adaptait par conséquent son langage. Normalement, il ne vouvoyait jamais les gens et alignait trois familiarités voire grossièretés par phrase. Mais il sentait que s’il voulait gagner le respect et la sympathie de cette nouvelle venue, il avait intérêt à surveiller ses manières.
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- Vous êtes sûre que vous vous êtes pas trompée d'adresse ?  Une femme de votre qualité dans un bar comme celui-ci me paraît fort impromptu...
Demanda un homme du voyage. Elle l'avait déjà stigmatisé par ce mot si peu banal dans le dictionnaire mais très révélateur sur l'éducation du bouton d'or. Et dire que dans les années de détentions, il aurait été balancé dans un camp de concentration et qu'importe ses belles paroles sa grande posture. Avrora laissa perdre ses yeux sur le physique de l'inconnu, il avait une peau gorgée de soleil, ses cheveux étaient aussi foncé que celui du Reich. Ses yeux les suivaient de près. Sa seconde réaction fut de détourner le regard de l'homme en laissant échapper un son particulier que font certain avec les lèvres. Devait-elle lui adresser la parole? Il n'avait pas l'air d'une sous race comme le disait ce dictateur stupide et moustachu. Elle revint à le contempler du coin de yeux puis se leva doucement en faisant ainsi entendre le bruit strident de la chaise contre le sol. Il avait vraiment tout du physique de ces hommes qui n'avaient pas de maison, ou qui en avait mais pour eux, le monde était leur toit. Un sourire joueur vint se présenter sur son joli minois puis elle décida de lui répondre avec une voix plus au moins mélodieuse qui montrait tout de même une certaine rétissance envers un nomade. On peut changer la manière de penser d'une personne mais la plupart du temps, c'est  très dur et long. Avrora acceptait toute les races mais son éducation était parfois un frein pour elle.
- Par la sainte église - ces mots lui brûlaient la gorge tant ils sonnaient faux dans sa bouche - voilà un jeune gentleman qui daigne me tenir compagnie. Je me dois d'être émue par une telle attention de votre part.
Elle s'amusait à imiter les grandes dames de son siècle. Son éloquence d'autrefois n'etait plus spécialement présent lorsqu'elle discutait avec quelqu'un. Ses manières de femme fragile avait disparu durant la première guerre. Son sourire s'évapora  en une fraction de seconde puis elle croisa ses bras sous son sa poitrine.
- seriez-vous encore coincé dans le temps de mon époque où les femmes étaient traitées comme de faibles poupées de cire ? Il serait temps de vous mettre à la page cher ami.
Elle jouait avec lui. Avrora adorait jouer. C'était amusant de voir comment les gens réagissaient lorsqu'elle les manipulait pour les faire croire certaines choses et voir la psychologie qui en dégorgeait juste derrière. C'était un peu sa manière à elle de voi la sincérité des gens qu'elle côtoyait.
Ce fut un peu à cet instant que le barman débarqua avec une assiette contenant une saucisse épaisse sentant le gras. Il la présenta à sa cliente en espérant qu'il avait trouvé se dont elle avait commandé. Les mirettes de la femme fixèrent le produit alimentaire puis prit l'assiette pour la tendre à Ludicael.
-Je vous invite à manger. Il semblerait que la culture allemande ne soit plus autant connu qu'autrefois... A part la bière...
 
Elle remercia le barman, Avrora voulait encore jouer avec lui mais sa nouvelle compagnie semblait être un peu plus intéressante. Elle demanda au vendeur une bière bien fraîche puis décida de se présenter.
- Quel est votre prénom jeune étranger ? Pour ma part, je me nome Avrora Walker..
Nom de famille n'ayant aucun rapport avec les noms allemands. Il avait plus une connotation américaine.
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En trois secondes, la demoiselle aux fils d’or avait démonté tout ce que son apparence suggérait. Rien que par ses trois premiers mots, qui avaient une consonance tellement ironique que Ludicaël avait une énorme envie de rire. Ouais, elle tentait de se moquer de lui avec élégance. Mais ceci en était que bien plus intéressant. Il aimait ces nobliottes que la fréquentation des salons leur avait donné un esprit vif et voltairien plutôt qu’un cerveau formaté aux idéaux de la haute société. À moins que cette ironie ne soit simplement issue d’une femme pleine de clichés à son égard et moqueuse. Mais il s’en fichait, il avait l’habitude. Il ressemblait à une Madame Irma dotée d’une queue fourchue et de cornes, normal que cela perturbe les gens. Il rit intérieurement face à cette comparaison, et répondit dans un premier temps à la blonde.

- Par la sainte église, voilà un jeune gentleman qui daigne me tenir compagnie. Je me dois d'être émue par une telle attention de votre part. Seriez-vous encore coincé dans le temps de mon époque où les femmes étaient traitées comme de faibles poupées de cire ? Il serait temps de vous mettre à la page cher ami.
- Ne vous méprenez pas, je comble juste mon ennui face à l’attente et ma curiosité de votre présence ici avec votre compagnie, rétorqua-t’il en toute honnêteté. Il n’était jamais du genre à mentir, même s’il continuait son espèce de jeu d’homme habitué de la haute malgré son apparence des plus spéciales. Lorsqu’il était encore une vile créature sans foi ni loi, les âmes qu’il préférait dévorer étaient celle des jeunes filles gracieuses et pures. Comme l’étaient les filles des nobles, qu’ils gardaient sagement dans un couvent loin de la saleté du monde. Elles n’avaient aucune méfiance, tout n’était qu’innocence et ignorance des envies des hommes. Résultat: un peu de charme et elles vous tombaient directement dans les bras. Mais avant cela, il fallait déjà posséder ce charme, et dans ce cas, cela passait par l’apprentissage des moeurs de leur rang social. Ainsi Ludicaël s’intéressa aux derniers succès culturels mondains, aux danses des bals, à leur langage. S’adapter à la proie était une des obligations du chasseur... C’est ainsi que malgré son éducation très rude, il réussit sans aucun souci à briller auprès des femmes des grandes cours. Cela l’avait toujours amusé, lui, le démon inférieur, de jouer au nobliau étranger et de les voir tous tomber dans le panneau. Et c’est en renouant avec ses habitudes que le démon débuta son jeu avec la demoiselle, dont le combat verbal s’annonçait digne des Liaisons Dangereuses... Ou peut-être pas, nous verrons cela par la suite.

- Si vous le souhaitez, je peux vous parlez moins correctement. - il pris ce ton si caractéristiques des lascars des cités - «Hey, Mamzelle, z’êtes bien belle, z’auriez pas volé avec vos yeux toutes les étincelles ?» Il acheva son imitation par un grand sourire amusé. Il était toujours le premier à rire de ses blagues, et il s’en moquait de savoir si vous le suivez ou pas. Enfin, si vous ne le suivez pas, c’est juste que vous n’avez pas d’humour selon lui.

- Mais savez-vous, j’ai tellement rencontré de femmes caractérielles dans ma vie qu’il m’est impossible de les considérer comme fragiles. Surtout que de là d’où je viens, hommes comme femmes sont estimés de la même manière. Notre société n’incombe d’importance qu’à la caste sous laquelle vous êtes nés, et non votre sexe.

C’était bien un des seuls points positifs de l’Enfer: tout démon est un bon démon, qu’il soit mâle, femelle, homo, bi, hétéro, grand, petit, moche ou sublime. Il fallait juste qu’il reste à la place qu’on lui avait incombé, et qu’il continue à jamais à fortement mépriser toutes les autres races de la planète, en particulier Anges, Humains et Vampires.
Finalement le serveur arriva avec une saucisse bien grasse. Après tout le client est roi et le pauvre homme avait fait ce qu’il pouvait avec ce qu’il y avait en stock. La blonde lui offrit l’assiette, montrant ostensiblement que ce n’était pas ce qu’elle attendait. En bon goinfre qui se respecte, Ludicaël accepta le plat, songeant surtout que on ne jette pas de la nourriture. Mais il jugea que la demoiselle était bien impolie de songer qu’un restaurant vous offrirait le moindre de vos caprices. S’il y a une carte à l’entrée, c’est pas pour faire joli !

- Josh’, puisque Mademoiselle Diva ne veut pas de son plat, passe-moi du pain steuplait, adressa-t’il nonchalamment au serveur, qui acquiesça tout en semblant ravi que Ludicaël s’occupa de cette furie. Non franchement, on vois que vous avez jamais crevé de faim vous, continua-t-il dans un ton gentiment moqueur.

- Quel est votre prénom jeune étranger ? Pour ma part, je me nomme Avrora Walker..

Jeune...Étranger ? Ludicaël explosa de rire lors de cette appellation tellement elle lui semblait absurde.

- Hahaha ! Excusez mon hilarité, après tout vous ne pouvez pas savoir que j’ai plus de trois siècles et demi d’existence, et que ça fait belle lurette que j’erre sur ces terres ! Je suis musicien dans ce bar, d’ailleurs... C’est plutôt vous qui est une étrangère sur mon territoire... - Une pause où il offrit un grand sourire - Quant à mon nom... on m’en donna plein au cours de mon existence. Je fus le Dévoreur, le Mangeur d’Âme, le Fléau de Désespoir, le Loup du Désert, le Traître... On me nomme aussi Tête de Con, Cornu Cocu, Enflure, Merde-au-Cul, gueule de...

- Voilà le pain, Ludicaël ! Le coupa sans le vouloir Josh, avant d’aller retourner s’occuper du bar en attendant le patron. Se tournant vers lui, le démon lui adressa un regard explicitant parfaitement qu’il avait pourri son superbe numéro habituel lorsqu’il se présentait devant quelqu’un.

- Ouais, voilà. Je m’appelle Ludicaël, mais les gens m’appellent Ludi...

Ou le démon qui n'avait jamais de chance…

[HRP: Juste que je me pose la question… O.O Ne serait-il pas plus juste de dire "Ich bin langweilich" pour le titre, qui veut dire "je m'ennuie" ou bien es-ce vraiment "je suis ennuyée"? Bref, je sors. xD
Ça s'annonce pas mal du tout ce RP XD]
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- Ne vous méprenez pas, je comble juste mon ennui face à l’attente et ma curiosité de votre présence ici avec votre compagnie.
Un rire retentit dans le bar. Ainsi elle était si étrange aux yeux des clients ? Depuis quand une femme ne peut-elle pas noyer son ennui dans l'alcool ? A croire que certains préjugés ne disparaitront jamais. Avrora détourne un bref instant son regard pour réfléchir.
-Si vous le souhaitez, je peux vous parlez moins correctement. - il prit ce ton si caractéristiques des lascars des cités - «Hey, Mamzelle, z’êtes bien belle, z’auriez pas volé avec vos yeux toutes les étincelles ?»
Ses jolis yeux revinrent sur l'étrange homme qui venait de parler d'une manière incompréhensible. Sa main vint se poser sur sa joue puis elle pencha sa tête sue le côté gauche. Un mouvement qui se voulait gracieux mais qui perdait un peu de son authenticité car le bouton d'or jouait. Ses doigts vinrent se positionner devant sa bouche pour montrer encore plus une expression de honte en arrivant mène jusqu'à faire rougir ses paumettes. Il y avait de l'expérience derrière tout ça. Une femme devait être courtisée par tous les hommes de la cour, autrement, elle ne valait rien. Dès leur plus jeune âge, on leur avait inculqué comment se conduire avec tel ou telle personne. De simple pantin.
- Que voilà d'étranges manières mais je dois dire que cela est assez connu des hommes du voyages.
Lasse de jouer les filles de bonne famille, elle abaissa sa main et reprit une posture digne sur sa chaise en croisant bien sûr ses bras sous sa poitrine presque dénudée.
 -Mais savez-vous, j’ai tellement rencontré de femmes caractérielles dans ma vie qu’il m’est impossible de les considérer comme fragiles. Surtout que de là d’où je viens, hommes comme femmes sont estimés de la même manière. Notre société n’incombe d’importance qu’à la caste sous laquelle vous êtes nés, et non votre sexe.
Son éducation fut basée sur comment elle devait se tenir en société. Parler en articulant faussement, remuer de cils avec une moue faussement aguicheuse. Tour ça pour rien. Elle ne s'était jamais mariée. La vie en avait décidé autrement pour elle. Ses jambes se croisèrent sous la table.
- Josh’, puisque Mademoiselle Diva ne veut pas de son plat, passe-moi du pain steuplait.
Avec du pain ? Que diable ! Voila une manière de manger qu'elle n'avait pas vu depuis  les camps de concentration. Elle s'en manqua même. Et depuis quand était-elle une diva ? Quoi que... Son regard se détourna encore de Ludicael pour fixer le serveur. Son sang l'intéressait bien plus que ce qui ce trouvait dans l'assiette. Même le fait de boire la bière serait inutile. Ses papilles ne ressentaient rien. Seule l'impression de faire comme avant sa pseudo mort fonctionnait comme un baume sur son âme.
-Non franchement, on voit que vous avez jamais crevé de faim vous.
-Qu' en savez-vous ?
Cette fois-ci, elle se pencha en avant pour poser son coude sur la table suivit de son menton qui s'ancra dans sa paume, ses magnifiques billes revinrent sur le démon. Un faible sourire présent sur son visage. Elle avait la faim dans les yeux des juifs enfermés. La peur... Elle avait ressentit leurs émotions lorsqu'elle leur prenait la vie. Au point que sucer le sang était devenu un calvaire. Elle décida de lui demander son prénom en accentuant sur le fait que ce soi un étranger. Elle l'entendit éclater de rire. Son sourire s'agrandit d'amusement face à la réaction de l'homme.
-Hahaha ! Excusez mon hilarité, après tout vous ne pouvez pas savoir que j’ai plus de trois siècles et demi d’existence, et que ça fait belle lurette que j’erre sur ces terres ! Je suis musicien dans ce bar, d’ailleurs... C’est plutôt vous qui est une étrangère sur mon territoire... - Une pause où il offrit un grand sourire - Quant à mon nom... on m’en donna plein au cours de mon existence. Je fus le Dévoreur, le Mangeur d’Âme, le Fléau de Désespoir, le Loup du Désert, le Traître... On me nomme aussi Tête de Con, Cornu Cocu, Enflure, Merde-au-Cul, gueule de..

Et le serveur le coupa dans son monologue inutile.

- Ouais, voilà. Je m’appelle Ludicaël, mais les gens m’appellent Ludi...
- Cocu ? Vos femmes ne sont pas fidèles ? Avait-elle demandé sans une once de moquerie. Soudain, elle fit un mouvement en arrière pour coller son dos contre le dossier puis ferma un instant les yeux.
- J'ai beau avoir deux cent quatorze ans... Je n'ai guère entendu votre nom.
Avrora fit pencher sa chaise en arrière pour quelle se retrouve sur deux pieds puis se balança doucement avec l'un de ses talons. Elle ferma les yeux tout en faisant bouger le bout de ses doigts sur son décolleté. Ça faisait du bien.
- Mais c'est une bonne chose, vous n'avez pas passé dans mon lit.
Ses yeux s'ouvrirent pour laisser place à une expression très sérieuse puis un sourire se forme suivit très rapidement d'un rire. La blonde tiltât sur une phrase, comment ça son territoire? Elle arrêta de se balancer et lui dit avec humour.
- Veuillez m'excuser mais je n'ai pas senti votre odeur ici... Je n'ai senti que de la magie bienfaisante qui en étouffe une autre.
Les animaux urines pour marquer leur territoire.
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- Que voilà d'étranges manières mais je dois dire que cela est assez connu des hommes du voyages.


Homme du voyage ? Lui ? Qu’es-ce qui lui faisait dire cela ? D’accord, il avait une tronche plutôt exotique. Et soit, elle avait raison. Au fond il n’était qu’un vagabond, un aventurier dont le toit était souvent jamais le même chaque nuit. Il était plutôt rare qu’il reste dans un endroit précis, et seule une femme avait réussi à l’attacher sur une terre sans qu’il mette trop souvent les voiles. Il est vrai que la blonde avait parfaitement raison, il était un homme du voyage. Sauf que ces mots prenaient une allure dédaigneuse dans la bouche de la femme, le classant comme une personne stupide, mal élevée et sans aucune richesse intérieure. Ce n’était pas une insulte envers lui, mais aussi envers tout Adjada-Ishtar, la Fleur du Désert, connue dans tout l’Enfer pour la finesse de son artisanat, sa musique et ses danses traditionnelles. Et envers tout les peuples dont la culture était différente, et donc vite jugée comme inférieur. Mais c’est quoi cette pensée de colonisateur complètement dépassée ? Il soupira, et spontanément il ajouta:

- Tout à fait. Comme il est vrai que les arabes sont des voleurs, les populations africaines une espèce entre l’homme et le singe, et puis les manouche n’ont aucune richesse culturelle à vous proposer, ce sont une culture inférieure... Puis on dit souvent que les gens de l’Empire de Prusse n’ont aucun sens du second degré.



Sourire moqueur, puis il reprit en parlant des femmes afin de se défendre du cliché de l’homme ultra-machiste. Il commençait à penser que cette femme était vraiment le genre à être une grosse casse-noix juste pour casser les noix. Malheureusement, il n’était pas du genre à plier, et donc elle peut se faire tambouriner l’arrière train avec une tape à tapis pour qu’il lui donne raison. Il avait toujours raison, non mais !
Le pauvre serveur qui remplaçait le patron fini par apporter quelque chose d’approchant à ce que demandait la dame, mais celle-ci refusa son plat pour l’offrir à Ludicaël. Le démon lui reprocha d’être un peu diva sur les bords, lui glissant qu’elle devait vraiment n’avoir jamais connu la faim.

- Qu' en savez-vous ?
- Vous vous contenteriez de ce que l’on vous sert. Gâcher la nourriture que vous payez vous ferait trop mal au coeur, car vous penseriez que vous auriez très heureux de l’avoir en temps de disette. L’humain est égoïste: il peut voir la faim des autres et s’apitoyer dessus, tant qu’il n’a pas crevé de faim lui-même il ne connait pas la valeur des aliments.

Monsieur Je-Sais-Tout, le retour. C’était ça, d’être Papy Ludi, le mec qui a beaucoup vu, vécu et entendu, et qui est persuadé de n’avoir que 1% de chances de se planter. Mais bon, dans le cas où il se tromperait, il relativise assez vite. Heureusement pour lui.
Finalement la dame blonde se présenta et demanda son nom. Il répondit - comme d’habitude - avec un monologue de deux mètres de long. Mais comme il n’avait pas de chances, le serveur l’interrompit pile au mauvais moment, le faisant complètement rater la chute tant attendue...

- Cocu ? Vos femmes ne sont pas fidèles ?
On lui faisait souvent la remarque, elle n’était même plus drôle. Il répondit par un micro-soupir agacé... Un surnom, c’est un surnom. Puis il était plus la terreur des maris que l’inverse.

-  J'ai beau avoir deux cent quatorze ans... Je n'ai guère entendu votre nom. Mais c'est une bonne chose, vous n'avez pas passé dans mon lit.


- Heureusement que vous ayez jamais entendu parlé de moi, la coupa-t’il. Cela voudrait dire qu’il est arrivé un grand malheur à votre entourage, qu’une femme de votre connaissance a trompé son mari avec moi - d’où le «cornu cocu» - ou alors que vous êtes effectivement passée dans ma couche. Mais comme je préfère les femmes qui ont plus de personnalité que de tailles de bonnet, ça ne risque pas...



Grand sourire un poil mesquin, soit la réponse du berger à la bergère. Le pire c’est qu’elle était complètement sincère. Cette femme était belle, mais superficielle au possible. Le genre de personne où les discussions tourneraient en rond, seraient juste piques sur piques (même pas drôles en plus!), et qui l’ennuient à la vitesse de la lumière. Franchement, c’est quand qu’il se ramène, ce patron à la noix ? Pouvait pas faire sa pause plus tard ? 


- Veuillez m'excuser mais je n'ai pas senti votre odeur ici... Je n'ai senti que de la magie bienfaisante qui en étouffe une autre.
- Si vous avez le nez aussi étroit que votre esprit, du coup il doit vite être bouché. 


En fait il comprenait pas vraiment ce que voulait dire la demoiselle, mais comme la pire des choses pour lui dans une conversation serait d’être mouché (nez-bouché... moucher... Vous voyez le rapport ?) il répondit par une vanne qu’il voulait plus gentille que la précédente, mais l’ennui que lui provoquait la compagnie d’Avrora fit déraper une nouvelle fois sa langue de vipère. Il aura encore des problèmes si la nana est susceptible. Ou alors elle aurait de la ressource et il reconsidérera son jugement...
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- Qu'en savez-vous ?
- Vous vous contenteriez de ce que l’on vous sert. Gâcher la nourriture que vous payez vous ferait trop mal au cœur, car vous penseriez que vous auriez très heureux de l’avoir en temps de disette. L’humain est égoïste: il peut voir la faim des autres et s’apitoyer dessus, tant qu’il n’a pas crevé de faim lui-même il ne connait pas la valeur des aliments.
- Dit un démon qui aurait voulu être humain...
Avrora posa son menton dans sa paume de main en fixant Ludicael. Son visage exprimait une énorme lassitude. Elle détestait qu'on vienne à parler d'elle alors qu'on ne la connaissait pas. Non ! Qu'on ne connaisse pas son passé. Elle ne pouvait pas manger les aliments solides, rien n'avaient de goût. Tout ressemblait à du sable et le fait de commander des produits alimentaires lui donnaient encore la sensation d'être l'humaine qu'elle était autre fois. Vint très rapidement les présentations. Avrora se présenta puis écouta le démon.
- Heureusement que vous ayez jamais entendu parler de moi, la coupa-t’il. Cela voudrait dire qu’il est arrivé un grand malheur à votre entourage, qu’une femme de votre connaissance a trompé son mari avec moi - d’où le «cornu cocu» - ou alors que vous êtes effectivement passée dans ma couche. Mais comme je préfère les femmes qui ont plus de personnalité que de tailles de bonnet, ça ne risque pas...
Mais... Quel gougeât sans culotte ! La femme le fixa avec cette expression dr lassitude puis elle se laissa reculer dans son siège, collant son dos au dossier de la chaise. Peu de caractère ? Il fallait bien trouver une manière de s'amuser. Les petits juifs des camps s'occupaient d'elle avant, elle avait enfin trouvé des gens qui valaient la peine et qui voyait en elle la solitude de ne plus pouvoir côtoyer la peur du lendemain.
- Ma personnalité dépend de la personne qui se trouve devant moi. Mais au moins... Je ne sens pas l'âme du rejeté !
Son sourire mesquin revint se former sur ses lèvres. Ça l'avait toujours amusé de faire du mal aux gens mais c'était un trait de caractère qu'elle n'avait pas eu auparavant. Son caractère humain était timide, doux, peureux... Le total inverse de maintenant. Ses doigts de la main droite vinrent se positionner sur son cou qu'elle commença à caresser du bout de ses longs ongles.
- Si vous avez le nez aussi étroit que votre esprit, du coup il doit vite être bouché.
Le vampire se leva de son siège puis se pencha pour laisser entrevoir sa généreuse poitrine à qui le voulait.
- Mon esprit est certes étroit mais personne ne m'a jamais donné le bon exemple à suivre. Mais qu'est-ce dont la normalité ? Pourrais-je un jour retrouver ma faible condition de petite humaine sans cervelle ? N'est au moins... Vous ne rester pas moins qu'un être qui restera seule toute sa misérable vie.
Mais elle aussi. On regarde toujours les défauts des autres qui se rapprochent fortement des nôtres. Le bouton d'or se releva complètement puis s'avança en direction de la sortie en faisant claquer avec tact ses talons. Elle n'aimait pas qu'on la juge. Ô que non ! Elle n'y pouvait rien si son caractère était ainsi. Son éducation fut une très grande cause. Tout ce qu’elle voulait, était rigoler toute la journée, voire toute la nuit.
 
[HRP : Je ne sais pas si tu veux continuer ou stopper ici. =)]
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Provocation, douce provocation. Qu’es-ce qu’il aimait mettre les gens sur les nerfs, les tester pour voir jusqu’où ils allaient. Jeu que semblait aussi pratiquer la blonde dame, ce qui fit qu’ils s’énervèrent mutuellement, surtout que la franchise du démon ajouté avec peu d’efforts de diplomatie de sa part n’arrangeait rien. Ce qui bouclait d’ailleurs la boucle, car plus un parlait, plus l’autre ré-enchérissait en effronterie pour offusquer l’autre. Et ce qui devait arriver arriva: l’un claqua la porte. Ludicaël eut un immense sourire sur son visage à ce moment, car cela signifiait qu’il avait gagné la dispute. Partir d’une conversation, se retirer d’une discussion signifiait que l’on avait perdu son argumentation et qu’on ne trouvait rien à redire. Comme le disait Schopenhauer dans L’Art d’avoir Toujours Raison [ce livre est sympathique, je conseille au moins pour les techniques les plus absurdes d’argumentation...]. Mais même si le démon aimait effectivement assuré sa supériorité sur les autres, ce n’était pas son genre de laisser partir quelqu’un qu’il sentait avoir blessé, à part s’il songeait qu’il l’avait mérité. Et Avrora avait-elle mérité ce traitement ? Ouais, elle l’avait mérité. On l’insulte pas de péquenot comme ça, et puis il n’aimait pas les gens qui ne creusait pas la surface de son apparence. Oui, c’est du foutage de tronche de sa part, mais il considérait qu’il soignait un peu ce côté-ci dès qu’on lui montrait qu’on valait mieux que son premier jugement.
Mais pourtant il se leva pour s’élancer à sa poursuite. Il venait de remarquer plutôt tard que c’était une vampire, uniquement au moment où la main de la blonde avait attiré son regard vers son coup quand elle frottait sa cicatrice. C’était tout de suite plus intéressant: cela signifiait qu’elle avait une histoire à raconter, et sa réaction assez explosive l’avait aussi intrigué. À moins qu’elle ne soit qu’une drama queen comme Nagisa fut-il un temps - même si cette dernière le restait toujours un peu. Arrivé à son niveau, il lui lança:

- Hey, Avrora, chais pas ce que t’as foutu pendant tes cinq cent... euh... deux cent... euh...  - comme d’habitude, il était incapable de se rappeler des chiffres qu’on lui énonçait - bref je ne sais pas ce que t’as foutu durant ta vie, mais l’éducation ça se refait. Si tu fuis les autres sans jamais chercher à connaître quelqu’un, ce n’est pas étonnant que tu n’évolues pas. C’est plutôt qui à force de n’effleurer que la surface des autres qui va rester seule toute ta vie, non ? Moi j’ai pas à m’en faire, tout le monde sait ici que je suis un type génial.

Grand sourire plaisantin, même si au fond il le pensait réellement. Quoi ? Si on ne s’aime plus, où va le monde ! Il trouvait étrange cet espèce d’attitude qu’avait les humains à jamais s’apprécier, et a toujours rabaisser leurs qualités de peur de passer pour un orgueilleux. Il fallait reconnaître qu’il était quelqu’un de très sociable et plutôt sympa, alors on l’appréciait vite pour le trouver attachant malgré tout ses défauts. Il fit une courte pause, puis tenta la question.

- Pourquoi t’es partie ? J’ai du mal à croire que je sois si insupportable... À moins que t’acceptes pas que je t’ai battue à plates coutures dans le domaine d’être la personne la  irritante de Sokujitsu. Parce que là, il aurait fallut que t’ai deux cent ans d’avance !

Nouveau sourire, plus moqueur cette fois-ci.

[Non, non, je pense qu'il y a encore de la matière à faire. J'avoue d'être frustrée qu'ils ne discutent pas plus alors que je sens qu'ils pourraient construire un truc sympa durant une discussion, car ils ont un côté qui se ressemble. :P]
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Quitter un bar où elle avait décidée s'y passer la soirée pour s'amuser avec les personnes présentent mais il a fallut que cet idiot de lama baveux vient l'embêter. Il aurait pu trouver autre chose comme pique que de parler sur son fichu caractère. Elle souhaitait parfois redevenir la jeune dame qu'on courtisait pour sa douceur et sa timidité. On lui répétait à moins et moins te fois qu'elle était aussi belle qu'une poupée de porcelaine qu'on tentait de préserver dans sa boîte d'origine pour ne pas la briser ou l'exposer aux dangers extérieurs. Même boîte qui se brisa pour la laisser entre les mains d'une vie ennuyeuse.
Avrora s'avançait dans les ruelles de la ville en calmant son pas, même ses mains étaient à présent relâchées. Elle s'arrêta soudainement pour regarder une scène entre une mère et son rejeton. Ça aussi elle aurait voulut vivre. Eduquer son enfant pour le voir rependre les affaires de son père, le voir grandir, rencontrer sa future épouse, ses petits-enfants. Durant un instant, un faible sourire enviant ce moment vint se griffonner sur son visage pour disparaitre aussi rapidement que la neige au soleil car sa mauvaise compagnie d'un peu plus tôt l'avait suivi. Elle détourna ses yeux turquoises pour fixer le cocu de service et écouter ce qu'il avait à dire.
-Hey, Avrora, chais pas ce que t’as foutu pendant tes cinq cent... euh... deux cent... euh
Pardon ? S'offusque la femme. C'était quoi cette sale manière de lui rajouter des années au compteur ou peut-être que cet idiot était nul en math. Rien d'étonnant vu à quelle époque on vit. 
-bref je ne sais pas ce que t’as foutu durant ta vie, mais l’éducation ça se refait. Si tu fuis les autres sans jamais chercher à connaître quelqu’un, ce n’est pas étonnant que tu n’évolues pas. C’est plutôt qui à force de n’effleurer que la surface des autres qui va rester seule toute ta vie, non ? Moi j’ai pas à m’en faire, tout le monde sait ici que je suis un type génial.
Que Dieu soit avec vous pauvres pêcheurs. Le saint père vient de parler, faites donc sonner les cloches de l'église. Appelez Sainte Rita pour qu'elle vienne aidé la cause désespérer d'Avrora. L'envie de le dire à haute voix se lisait facilement sur son visage mais toute sa parlotte mentale n'avait rien de drôle et n'avait donc pas le droit de sortir. A son avis. Elle détourna le regard. Elle seule ? Elle l'avait toujours été sauf peut-être en présence de ses parents voire encore deux-trois membres de sa famille.
« Excusez mon père, j'ai péché... »
Dit-elle faussement avec froideur. Au plus profond d'elle et vu l'énorme idiotie qui se lisait sur le visage de l'homme, elle avait l'affreuse sensation qu'il allait dire une mauvaise blague sur le mot pêcher. On lui lavait fait déjà deux fois et comme jamais deux sans trois.
- Pourquoi t’es partie ? J’ai du mal à croire que je sois si insupportable... À moins que t’acceptes pas que je t’ai battue à plates coutures dans le domaine d’être la personne la plus  irritante de Sokujitsu. Parce que là, il aurait fallut que t’ai deux cent ans d’avance !
Elle se mit à rire avec narquois. Deux cent ans de retard ? Alors que cet homme était un incapable en math ? Elle s'arrêta de rire en posant ses mains sur sa bouche en éventail.
« Battre ? Était-ce un jeu depuis le début ? Ecoutes mon petit poussin brûler. Tu viendras jouer avec moi dès que tu seras capable de compter sans l'aide de tes dix doigts. »
Elle détourna son regard de l'ancien pour fixer les deux morceaux de chair qu'elle fixait un peu plus tôt mais ils étaient partis. Dommage.... Elle revint à Ludicaël qui venait de lui gâcher le seul et réel instant de plaisir de la journée, elle se rapprocha de lui en posa sa main entre ses deux clavicules puis harponna son habit pour qu'il soit à sa hauteur et proche de son visage.
« Un type génial ? Tu es l'être le plus détestable, oui. Tu sens le désespoir amoureux. Tu sens celui qui joue le bon copain mais qui se prend plein de gamelle de la part de ton Aimée. J'en ai vu plein comme toi dans ma vie, vos odeurs corporelles sont similaires. Vous êtes ceux qui donnez toujours des leçons de vie mais vous êtes incapables de les suivre. Le jour où tu auras fait le premier pas vers ta dulcinée, je prendrai suite à tes conseils !!! »
Avrora relâcha son emprise pour tourner les talons avec un sourire mi-amusé, mi-énervé. Là, ce serait elle qui aurait le dernier mot. Ses yeux retrouvèrent la mère et l'enfant. Hélas pour cette fois ce ne fut pas la douceur dune femme envieuse d'avoir un enfant mais plus le regard d'un vampire affamé. Elle serra les poings puis détourna vivement la tête.
« Que c'est emmerdant... »
Murmura-t'elle.
Elle ne devait pas succomber. Surtout pas. Elle devait survivre avec les poches de sang de la marchande. 
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Vous savez ce qui était casse-bonbons depuis qu’il avait un coeur ? Devenir aussi gentil. Car c’était se rendre compte à quel point les gens se foutaient de votre générosité. Pourquoi sont-ils si difficiles ?! Prenez quand on vous donne ! Pourquoi se méfier d’une chose gratuite ? Ou alors c’était juste que cette femme était comme tout les humains: ils jouent, ils jouent encore, puis pleurent comme un bébé quand ils se mangent les conséquences de leurs actes. En 300 ans, le coeur des hommes fonctionnait toujours pareil. Et le pire dans tout ça ? C’est qu’il trainait désormais le même depuis une bonne cinquantaine d’années. Pourtant, il ne le regrettait pas. Sa vie était comme ça, et il faisait avec ce que ça lui donnait comme avantages et comme inconvénients. Les gens comprenaient pas que se plaindre et pleurer sur leur sort ne les faisaient pas avancer.
Mais soit. La belle aux épis d’or continua à user de sa langue de vipère en colère avec un air narquois, qui ne décrocha que ce fameux sourire moqueur typique du démon. Celui-ci où il dévoilait progressivement toute ses dents dignes d’une publicité de dentifrice d’une manière assurée, et qui creusait deux fossettes espiègles sur ses joues.

- Battre ? Était-ce un jeu depuis le début ? Ecoutes mon petit poussin brûlé. Tu viendras jouer avec moi dès que tu seras capable de compter sans l'aide de tes dix doigts.
- Mais tout est un jeu, ma bonne dame. Cette chienne de vie est un jeu de poker: tu gagnes des fois, tu perds des fois. Après on se refait, on retombes, puis des fois on essaie de tricher et on se fait choper ou non. C’est pour ça que c’est drôle.

Lui était plutôt du genre joueur avec ce Black Jack de l’existence. Car il était un homme passionné, ces hommes qui ne se sentaient vivant que lorsque leur être brulait. Que ce soit de joie, d’amour, de rêves, de colère, de tristesse. De passion pour une personne, pour une activité, pour un objectif. De passion pour la vie, tout simplement.
Alors qu’il affichait son expression sûre de lui, la vampire l’attrapa au col telle une barbare qui aurait mal digéré sa bière. Alors que le visage de la blonde devait être défiguré par la colère, le démon continuait son sourire qui devenait insolent.

- Un type génial ? Tu es l'être le plus détestable, oui. Tu sens le désespoir amoureux. Tu sens celui qui joue le bon copain mais qui se prend plein de gamelle de la part de ton Aimée. J'en ai vu plein comme toi dans ma vie, vos odeurs corporelles sont similaires.
- Oh ? Nous avons donc le même gel douche ? Drôle de hasard ! Ironisa-t’il en affichant toujours son air impertinent.
- Vous êtes ceux qui donnez toujours des leçons de vie mais vous êtes incapables de les suivre. Le jour où tu auras fait le premier pas vers ta dulcinée, je prendrai suite à tes conseils !!! 

Avrora le lâcha d’un seul coup, et partit d’un seul coup. Ce qu’elle obtint n’était qu’un ricanement moqueur de la part de Ludicaël. Que quelqu’un d’autre ait le dernier mot ? Il peut toujours courir ! Il prit une voix aiguë caricaturale de femme, tout en gigotant sa main d’une manière féminine et en tortillant des hanches, dans le but de se moquer de la blondasse.

- Oh la la, que je suis malheureuse de ma vie ! Je suis malheureuse alors j’ai le besoin de taper sur les types qui m’entourent ! Après je pleure quand les Vilains Monsieurs me font pareil, parce que je déteste perdre ! Et puis je crève la dalle en plus et j’ai personne que je peux bouffer ! Aidez-moiii ! Mais non, je veux pas car je suis une femme donc je change tout le temps d’avis !

Il pouffa dans son coin puis sourit indécemment en croisant les bras dans son dos. Il avait trouvé quelqu’un à pousser à bout, et ça le faisait rire, mais vraiment rire. Il suffisait d’envoyer un bon cliché machiste dans leur tronche et elles partaient au quart de tour. Il allait sûrement se prendre une claque ou un coup dans les roubignolles. Mais il s’y attendait et le sentirait venir assez tôt pour l’esquiver.

- Pff, tu pues tellement le malheur que je te croquerais bien un bout d’âme, mein Liebling. Quant à moi, est-ce que j’ai l’air malheureux, sérieusement ? Du moins, es-ce que je m’en plaint, contrairement à toi qui n’a aucun problèmes réel dans ta vie et qui passe son temps à se plaindre que sa vie est merdique ? J’ai connu une femme comme toi, elle se plaint qu’elle s’ennuie, mais que fait-elle ? Elle regarde sa fenêtre en essayant même pas de couper les chaînes qui l’alourdissent ! Tu sais quoi ? Les gens comme toi sont juste des trouillards. Vous êtes ceux qui veulent manger les fruits de l’arbre, mais qui ont trop peur de s’abîmer les mains sur les épines. À la différence que ce dont avez avez si peur est la douleur causée par la passion. Oui, elle fait mal, elle vous transperce par derrière, mais qu’es-ce qu’une vie sans passion ? Une vie longue et sans soucis, certes, mais une vie vaine où l’on s’ennuie à mourir ! En fait, tu n’as même pas besoin d’être une vampire pour être une morte-vivante. Tu es déjà morte, car tu n’as même pas pris le temps de vivre !  Juste s’ancrer dans ses habitudes, tromper la mélancolie dans les bras d’un autre pendant quelque temps, puis se retrouver encore et encore face à cet éternel spleen ! La passion fait mal, mais la passion est la vie ! Une vie sans souffrances nous apporterais jamais la véritable notion de bonheur ! 


On le critiquait souvent en disant qu’il était qu’un vil donneur de leçon qui prêchait sa bonne parole envers les désespérés. Mais après tout, il s’était tellement servi souvent des mécanismes qui engendrait le malheur qu’il était sûrement de bon conseils. Et surtout parce que les gens comme Avrora étaient assommant à s’apitoyer de leurs problèmes alors que ce n’était qu’à eux de les résoudre en sortant de leur constante inertie égocentrique. À coeur vaillant, rien d’impossible ! 


- Ta faim pourrait peut être soignée par une chose très simple. Cette ville regorge d’immortels, de gens qui se régénère bien plus vite, qui sont bien plus solide qu’un simple humain et qui ne décèdent pas d’une simple morsure. Trouves-en un qui t’offrira volontiers son corps, et peut-être son coeur. Bien sûr, ceci induit un certain échange équivalent... Mais on dit que lorsqu’un vampire boit le sang de l’être aimé, il s’agit du meilleur fluide du monde. 


Ça sert d’héberger un Gwent de compagnie quand même. Pendant quelques secondes, son esprit créé une possibilité débile entre Avrora et Gwent, qu’il évinca bien vite. Gwent voudrait jamais d’une femme qui n’avait qu’une fausse joie de vivre. Déjà qu’il était assez blasé comme ça... Il haussa les sourcils en remarquant sa propre stupidité, puis attendit la suite du spectacle. En effet, un discours de ce genre déclenchait toujours des réactions intéressantes.

[HRP: J'crois que ça va chauffer du démon au prochain tour ! XD
Ça faisait un petit bout de temps que je n'étais pas aussi contente de moi niveau style. O_O]
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Agaçant, aussi pénible qu’une cuvée de l’alcool interdit. Avrora avait beau avancer, elle l’entendait qu’il la suivait comme le fidèle petit Milou qui suivait son maître Tintin. Au moins, elle était aussi blonde que l’autre abrutit Belge. Qui a dit que les vampires n’avaient pas de culture ? De toute manière, la seule fois où elle avait mis les pieds en Belgique, elle n’avait eu guère de bons souvenirs. Elle avait plus du subir que de s’être amusée.
- Pff, tu pues tellement le malheur que je te croquerais bien un bout d’âme, mein Liebling. Quant à moi, est-ce que j’ai l’air malheureux, sérieusement ? Du moins, es-ce que je m’en plains, contrairement à toi qui n’a aucun problème réel dans ta vie et qui passe son temps à se plaindre que sa vie est merdique ? J’ai connu une femme comme toi, elle se plaint qu’elle s’ennuie, mais que fait-elle ? Elle regarde sa fenêtre en essayant même pas de couper les chaînes qui l’alourdissent ! Tu sais quoi ? Les gens comme toi sont juste des trouillards. Vous êtes ceux qui veulent manger les fruits de l’arbre, mais qui ont trop peur de s’abîmer les mains sur les épines. À la différence que ce dont avez avez si peur est la douleur causée par la passion. Oui, elle fait mal, elle vous transperce par derrière, mais qu’es-ce qu’une vie sans passion ? Une vie longue et sans soucis, certes, mais une vie vaine où l’on s’ennuie à mourir ! En fait, tu n’as même pas besoin d’être une vampire pour être une morte-vivante. Tu es déjà morte, car tu n’as même pas pris le temps de vivre !  Juste s’ancrer dans ses habitudes, tromper la mélancolie dans les bras d’un autre pendant quelque temps, puis se retrouver encore et encore face à cet éternel spleen ! La passion fait mal, mais la passion est la vie ! Une vie sans souffrances ne nous apporterait jamais la véritable notion de bonheur !
Morte, morte… Morte… La mort signifiait la fin de tout. Une fin qu’elle n’avait pas voulue. Certes, la mort sonne à votre porte sans prévenir mais elle aurait préférait être mangé par les vers au lieu de devoir se coltiner ce corps qui ne vieillit pas. Ce corps qui n’enfantera jamais de sa vie. Sa main vint se poser inconsciemment sur son ventre plat puis elle tourna les talons pour faire face au démon qui semblait avoir pris un peu la position dominant. Ça, elle n’était pas d’accord qu’il vienne à la mener à la baguette ! Les hommes n’avaient plus ce pouvoir sur les femmes, les femmes étaient à présent plus libre qu’avant.  La main présente sur son ventre monta doucement sur son sein gauche puis pénétra en douce deux doigts dans son décolleté, elle fouilla à l’intérieur comme si elle cherchait quelque chose.
- Ta faim pourrait peut être soignée par une chose très simple. Cette ville regorge d’immortels, de gens qui se régénère bien plus vite, qui sont bien plus solide qu’un simple humain et qui ne décèdent pas d’une simple morsure. Trouves-en un qui t’offrira volontiers son corps, et peut-être son coeur. Bien sûr, ceci induit un certain échange équivalent... Mais on dit que lorsqu’un vampire boit le sang de l’être aimé, il s’agit du meilleur fluide du monde.
Un sourire narquois vint se peindre sur le visage du vampire, elle sortit quelque chose de son corset, un morceau de tissu noir qui enroulait un truc long de huit centimètre et pas plus large qu’un marqueur de couleur. Plus Ludicaël parlait et plus elle prenait du temps à déballer ce qui se trouvait à l’intérieur de deux gants. Une fois les gangs déroulés, elle les enfila sur ses doigts fins puis leva la jolie fiole en Crystal et avec un capuchon en or pour que les rayons de la lune viennent à refléter à travers le liquide transparent.
« Je ne veux pas être enchainée à quelqu’un ! Comme cet idiot d’hybride avec ce vampire dont parlent les couloirs de l’école. Je veux seulement trouver la solution du vampire pour devenir humaine et ainsi enfanter ! Seulement enfanter ! »
Connaitre les joies d’avoir un nourrisson entre ses bras. En soi, elle avait été éduqué de cette manière pour faire une descendance pour son mari mais on n’y pouvait rien. Les femmes étaient généralement considérées en avant pour l’éducation des enfants, pour aller à l’église, et faire la cuisine. Elle baissa la fiole puis l’ouvrit avec son ongle, elle se pencha légèrement en avant puis dit.
« Ma faim est amoindrie grâce à la marchande du magasin magique. Je n’ai ni à tuer une personne, ni à lui faire mal. »
Elle se recula d’un pas puis leva ses mains près de son visage en faisant bien attention à ce que la fiole ne vienne pas à se vider sur elle. Son visage se peint d’une expression angoissée, une peur qui était certes jouée mais on pouvait tout de même ressentir la peur du vampire les premiers jours de sa vie en tant que tel.
« Ludicaël, aides-moi… Je n’en peux plus… Tues-moi ! Je veux retrouver ma dignité d’humaine.. Je veux ressentir le plaisir, la joie, le rire. Je ne veux plus être un disque rayé. »
Son visage s’abaissa, sa frange cacha ses yeux puis sans crier gare, elle balança sa main en avant pour que le contenant de la fiole vienne à se vider sur Ludicaël. Le contenant n’était pas de l’eau mais bel et bien de l’eau bénite. La bouteille en cristal chuta sur le sol pour se briser en millier. Le vampire tira la langue au démon tout en se reculant encore un peu. Elle connaissait l’effet de l’eau, certes, la quantité était faible pour ne pas le tuer mais assez pour qu’il souffre de douleur comme une brûlure au deuxième degré.
« La prochaine fois qu’un démon viendra me faire la morale, attends-toi à avoir de meilleur argument ! »
Avrora continua de reculer tout en gardant une main devant elle, on ne sait jamais ce qui pourrait lui arriver sur la tronche.
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Trop prit dans son discours passionné, Ludicaël ne s’intéressait pas à ce qui se passait dans le décolleté de sa voisine. [Pour une fois ! *sbaf*] Du coup, il ne pensa pas qu’une vampire qui mettait des gants était suspect, puisque ces personnes ne craignaient pas le froid. En même temps, quel démon songerait qu’une créature de la nuit serait assez tordue pour transporter de l’eau bénite ? Lui croyait que si jamais elle en venait aux mains, il était assez entrainé pour reprendre la situation, surtout qu’une robe pareille ne permettait pas de se battre confortablement sans la sacrifier. Mais il avait oublié une chose: les femmes, condamnées à la fragilité par la société, se retrouvait à user des armes pleines de perfidie pour ne pas trahir leur féminité... Non, point d’épée loyale comme la froide Eirlys, mais le contenu d’un flacon de verre qui arrosa le pauvre démon, distrait par son analyse des attitudes et mots de la grande blonde. Lorsque le liquide atteint son visage et son cou, il poussa un bref mais vif cri de douleur. L’eau bénite rongea sa peau tel un puissant acide, en libérant une vapeur à l’affreuse odeur de souffre, qui révélait la nature démoniaque d’un être. Autrement, cette tonalité de souffre n’était perceptible que par les animaux. Pour les humains, seul l’eau bénite l’exposait en perçant la chair, autrement un démon avait tendance à porter une flagrance plutôt attirante pour ses proies.
Portant sa main à son visage, Ludicaël se concentrait pour essayer de calmer cette douleur vive. Il était en colère. Cette femme était vraiment tarée ! Car le pire avec cette atrocité, c’est qu’elle ralentissait grandement la capacité de régénération d’un démon; elle continuait de ronger la carne jusqu’à que l’air l’évapore. Et pour Ludicaël, il y avait quelque chose de pire qui s’éveillait : la faim. Ce terrible désir qui réclamait une âme à dévorer pour apaiser la souffrance et régénérer le corps. Soudainement, il mirait Avrora avec un tout autre regard, ses yeux brûlaient d’envie face à cet appétissant esprit corrompu par le malheur. Il s’avança vers la vampire à pas de chat, avec l’aura d’un prédateur.

- Alors comme ça, tu souhaites avoir un enfant ? Questionna t’il avec douceur. Sa marche obligerait tôt ou tard Avrora à finir coincée entre Ludicaël et le mur le plus proche. À moins qu’elle ait le cran de lui faire face.

- Tu es drôle. Une femme aussi irresponsable que toi ferait une très mauvaise mère. Si tu ne veux être attachée à personne, si tu veux être libre, comment peux-tu exiger d’élever un pauvre môme ? De plus tu n’es même pas capable de lui trouver un père, et donc un foyer stable. En réalité, tu n’es qu’une égoïste. Tant mieux que tu ne puisses pas avoir d’enfants, il y en a déjà beaucoup trop qui sont malheureux sur cette planète à cause de parents qui ne pensent qu’à eux. 


Dans un léger rire, il s’éloigna un peu pour aller vers le profil de la blonde. 



- Imaginons que tu ne sois jamais devenue vampire. Selon ta naissance et ton époque, tu te serais mariée à un homme noble et fortuné que tu aurais rencontré qu’une ou deux fois avant de l’épouser. Avec de la chance, il ne serait pas trop vieux, pas trop laid, un peu doux et attentif. Mais tu ne l’aimerais pas, et il te condamnerait à l’ennui perpétuel. Il te donnerait certes des enfants, mais... Tu n’aurais même pas le bonheur de les élever toi-même.  On t’aurais même ôté le droit de leur donner le sein. Comme toutes famille de bonne naissance et de bonne fortune, on les aurait confié à une nourrice. Tu te serais peut-être battue contre cette décision, mais le poids des traditions de la famille et le peu de valeur de la parole d’une femme t’auraient condamné.  Car les Dames de haute société ne doivent pas se rabaisser à allaiter ses enfants comme une vulgaire vache à lait ! Et surtout, l'infamie suprême c’est que que tu ne les verrais pas grandir. On ferait tout pour les éloigner de toi, pour qu’ils t’appellent «Mère» avec un respect plein de crainte. Aucune chaleur dans vos relations. Et ne comptons pas le fort taux de mortalité infantile. Au final... Tu n’aurais rien eu de ce que tu désires. Reconsidère ton voeu, ou change ton caractère de merde. Ne dis-t’on pas que les mauvaise choses n’arrivent qu’aux personnes qui le méritent ? 


Nouveau rire qui prenait une teinte sadique. Il savait qu’il avait tapé dans la corde sensible. Et le pire dans tout cela ? C’est que c’était vrai en très grande partie. Avrora savait parfaitement ce que sa condition exigeait. L’époque où elle avait vécu était celle où les grands bourgeois vendaient leurs filles fortunées à des nobles, qui étaient pétris de traditions familiales emplies de froideur au nom du respect. Le vil démon approcha ses lèvres de l’oreille de la vampire.

-... ou si tu veux vraiment mourir... Je peux t’aider... Il suffit juste que tu te laisses faire... J’ai faim, donnes-moi ton â...

Il se tut soudainement. Son visage sembla se pétrifier sous le dégout, puis il s’éloigna  de quelques pas en arrière. Qu’était-il en train de faire ? Non, il ne devait pas bouffer les gens. Il devait se reprendre. Sinon il aurait encore des problèmes. Et la culpabilité n’était pas un sentiment qu’il appréciait, cela le faisait trop penser à Aphren le Séraphin qui se marrait en le voyant souffrir d’une manière dont il ne devrait pas. Et surtout après plus de cinquante ans qu’on lui enfonce dans le crâne, la mort est quelque chose de bien trop triste.

- Finalement, ce serait trop généreux de te bouffer. Je préfère franchement que tu trimes des centaines d’années de plus, histoire de te punir d’avoir brûlé celui qui voulait sincèrement t’aider. Je sais comment faire redevenir un vampire humain, mais tu peux toujours courir pour que je parle ! Nie in Leben, dreckig Hure !

Sur ce il s’envola en adressant ses deux majeurs levés vers la Vampire en riant de plus belle.  Puis il se dirigea vers le Ram’Jam Rock’n’Roll; il avait toujours faim et il lui fallait un endroit pas trop loin où se reposer car ses blessures lui faisaient toujours aussi mal. De toutes façons, il lui fallait absolument partir, sinon il aurait sans doute dévoré Avrora.

[HRP: J’ai conclu pour ma part. ^^]
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[Désolée du temps, je me remets enfin au rp]


Si hautaine, elle qui par le passé était aussi douce qu’un agneau et qui suivait aveuglément les dictâtes de la société, même si son père tentait de faire d’elle, une femme n’ayant pas besoin de courir toujours après son mari. Une fois l’acide jeter au visage du démon, la jeune femme eut tout de même un léger regret dans le peu de ressentiment qu’elle pouvait ressentir pour son prochain mais aussi une légère crainte de n’avoir pas pris plus de munition sur elle au cas où il venait à s’attaquer physiquement à elle. Elle était devenue comme ça avec les années à côtoyé l’homme le plus vil du temps passé. Ce fameux Hitler qui chuta avec son empire deux fois. Elle qui avait regardé tant d’enfants la supplier de les sauver avant d’entrer dans ces fameuses douches.
- Alors comme ça, tu souhaites avoir un enfant ?
Il s’approchait bien trop près d’elle, l’envie de faire des pas en arrière était très présent dans son moi-intérieur mais elle se retint. Lorsqu’on a un caractère de merde, on l’assume jusqu’à la fin. Elle ne fit aucun geste, toisant du regard le démon qui allait sûrement lui en mettre une en plein visage.
- Tu es drôle. Une femme aussi irresponsable que toi ferait une très mauvaise mère. Si tu ne veux être attachée à personne, si tu veux être libre, comment peux-tu exiger d’élever un pauvre môme ? De plus tu n’es même pas capable de lui trouver un père, et donc un foyer stable. En réalité, tu n’es qu’une égoïste. Tant mieux que tu ne puisses pas avoir d’enfants, il y en a déjà beaucoup trop qui sont malheureux sur cette planète à cause de parents qui ne pensent qu’à eux. 

Qui a dit qu’il fallait forcément avoir un père dans un foyer ? De nombreuses femmes célibataires avaient très bien élevé leurs enfants sans qu’il n’y aille de réelle conséquence sur le futur. Il y avait certes des femmes qui n’avaient pas réussi. Pourquoi n’arriverait-elle pas à s’occuper de son enfant ? Elle était peut-être une femme avec un sale caractère, qui pensait qu’à satisfaire son corps face aux attentes sexuelles pour ressentir encore une pression humanique en elle mais elle ne restait pas moins une femme qui serait très capable de s’occuper de l’enfant engendré par son ventre. Serrant les poings, elle ne défailla aucunement au niveau du regard même si intérieurement, elle avait envie de lui envoyer encore une fois une forte d’ose d’eau bénite mais elle n’avait plus rien en stock sur elle. Le démon s’éloigna d’elle pour marcher à ses côtés tout en se moquant. Moques-toi sombre imbécile mais tu verras le jour où je serai capable de réaliser mon rêve et que je te cracherai mon bonheur à la figure.
- Imaginons que tu ne sois jamais devenue vampire. Selon ta naissance et ton époque, tu te serais mariée à un homme noble et fortuné que tu aurais rencontré qu’une ou deux fois avant de l’épouser. Avec de la chance, il ne serait pas trop vieux, pas trop laid, un peu doux et attentif. Mais tu ne l’aimerais pas, et il te condamnerait à l’ennui perpétuel. Il te donnerait certes des enfants, mais... Tu n’aurais même pas le bonheur de les élever toi-même.
Pas avec son père. Il aurait presque voulu inscrire le vampire dans un couvent tant il ne voulait pas que sa fille chérie finisse par partager la couche d’un inconnu. Son cousin du troisième degré avait du se battre bec et ongle pour pouvoir s’en approcher sans que le vieil homme vienne constamment jeter un œil sur leur relation. Ne pas pouvoir élever son enfant ? Comment se faisait-il que sa mère l’avait élevé ? Pourquoi ne pouvait-elle pas faire pareil ? Il y avait toujours une manière de détourner l’irréalité de la société.
On t’aurait même ôté le droit de leur donner le sein. Comme toute famille de bonne naissance et de bonne fortune, on les aurait confiés à une nourrice. Tu te serais peut-être battue contre cette décision, mais le poids des traditions de la famille et le peu de valeur de la parole d’une femme t’auraient condamné.  Car les Dames de haute société ne doivent pas se rabaisser à allaiter ses enfants comme une vulgaire vache à lait ! Et surtout, l'infamie suprême c’est que tu ne les verrais pas grandir.
« Qu’en sais-tu ? Mère m’a élevé en ayant certes une nourrice à ses côtés mais elle est toujours restée à mes côtés. Prenant la peine de me faire des cours. Père me prenait avec lui à chacun de ses voyages. Ma vie de famille aurait été aussi proche que celle que m’avaient offerte mes propres parents. »
Mais en aurait-elle eut la force par le passé pour se positionner devant les règles de la haute ? Elle aurait tout fait, limite à quitter ce monde complètement stupide en prenant son enfant avec elle pour partir habiter une maison de compagne entretenu par ses parents. C’est fou comme les femmes de cette époque avaient un peu trop tendance à attendre que quelqu’un vienne s’occuper d’elle.
On ferait tout pour les éloigner de toi, pour qu’ils t’appellent «Mère» avec un respect plein de crainte. Aucune chaleur dans vos relations. Et ne comptons pas le fort taux de mortalité infantile. Au final... Tu n’aurais rien eu de ce que tu désires. Reconsidère ton voeu, ou change ton caractère de merde. Ne dis-t’on pas que les mauvaise choses n’arrivent qu’aux personnes qui le méritent ? 

[color defaultattr=] « je l’avoue… Mais ce n’est pas moi qui me suis prise une fiole d’eau bénite à la figure.. »[/color]
Avoir toujours le dernier mot. Voilà comment était conçu ce vampire.
-... ou si tu veux vraiment mourir... Je peux t’aider... Il suffit juste que tu te laisses faire... J’ai faim, donnes-moi ton â...
Donner son âme au diable ? JAMAIS ! Même si c’était déjà le cas avec sa vampirisation. Elle mourrait dignement le jour où elle l’aura voulu sans à avoir à passer par un démon quelque conque et complètement stupide. Le côté hautain de la jeune femme refit complètement surface, elle n’allait pas se laisser bouffer par cet idiot et encore moins lui offrir ce qu’il souhaitait mais étrangement, il se retroussa.
- Finalement, ce serait trop généreux de te bouffer. Je préfère franchement que tu trimes des centaines d’années de plus, histoire de te punir d’avoir brûlé celui qui voulait sincèrement t’aider. Je sais comment faire redevenir un vampire humain, mais tu peux toujours courir pour que je parle ! Nie in Leben, dreckig Hure !
Il savait peut-être mais elle ne viendrait jamais à lui. Le monde magique saura lui donner des réponses. Elle trouvera par un autre moyen sans à avoir faire un satané pacte avec cet être inutile qu’était Ludicaël. Le chien de Satan s’envola en levant deux majeurs en direction de la jeune femme qui plissa son regard, il voulait jouer encore à ce genre de jeu des plus puériles ? Bien ! Qu’il ose s’approcher encore une fois d’elle, elle l’attendrait avec quelque chose qui le calmerait aussi sec qu’il était venu l’emmerder. Il fallait juste qu’elle se rende auprès d’une église pour remplir ses fioles… Et trouver un idiot qui voudrait bien le faire à sa place ainsi que de les enrouler dans des morceaux de tissu… Elle tourna les talons en continuant de serrer ses poings, laissant ainsi naître une blessure à cause des ongles.
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Ich bin gelangweilt [PV Ludicaël]

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