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[Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï]
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| | [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] | |
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Vaelz Aberthol

Nombre de messages: 36 Age: 17 Localisation: Sur le champs de bataille qu'est la vie... Amour: Essaye de s'en détourner. classe: Mage de sang Date d'inscription: 06/10/2010
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 | Sujet: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Sam 18 Déc - 1:52 | |
| Se baladant aux alentours de l'école, Vaelz cherchait désespérément une occupation... Comme d'habitude, il pensait sans cesse à ses deux parties les plus importante... La cruauté , et la bienveillance... Les deux se partageaient une grande partie de son âme, bien que le mal prédomine outrageusement, et que le bien n'était que facette. Il tentait de faire évoluer cet aspect de sa personnalité ... Mais chez lui, sa bonté n'était actuellement qu'une façade qu'il se créait pour s'empêcher de retomber dans les crimes et autres cruautés dont il à fait preuve par le passé. Le passé... Encore et toujours. Jamais plus il ne pourra se tourner vers l'avenir, hanté comme il l'était pas les démons du temps ancien. Toute sa vie n'était plus que façade et semblant de rédemption, il le savait mieux que quiconque. Il tentait encore et toujours de paraître normal,... Mais... Ce n'était pas le cas, et c'était même loin de l'être...
Toujours en train de s'inventer un semblant d'espoir, toujours en train de chercher une rédemption illusoire, ...
Pendant un court laps de temps, il avait réussi à mettre de coté toute ses idées noires, toutes ces choses qu'il ne cessait de ressasser sans cesse, depuis maintenant un long moment. Mais depuis peu, depuis son passage à l'infirmerie pour être précis, tout ses mauvais souvenir refaisaient surface...
Si bien qu'il avait décidé de s'évader un moment de cette école. Se baladant sans aucun but, ne cherchant qu'à se vider la tête de toute pensée inutile... Le passé était le passé, et rien ne pourrait jamais le changer,... Même en le sachant, cela ne l'empêchait pas de toujours y repenser. Jour et nuit, encore et encore.
Apercevant un hôtel au coin de la rue, il décida de s'y arrêter. Espérant que cela lui change un tant soit peut ses idées. Pénétrant dans le bâtiment, une jeune femme lui indiqua le restaurant, ainsi que le bar. Cela devait probablement être une employée, a vrai dire, Vaelz n'y faisait aucunement attention.
Il s'arrêta devant le miroir qui se trouvait dans le hall menant au bar, et décida de jeter un petit coup d'oeil pour la bonne forme. Ses cheveux étaient, comme à leurs habitudes, totalement en vrac. Ses yeux, perdu dans le vague, ne possédaient aucun éclat... Aucune joie. Niveau vestimentaire, il portait une chemise blanche à longue manche, auquel le bouton le plus proche de son cou était déboutonné. Elle n'était d'ailleurs pas rentrée dans son jeans noir. Il portait également une cravate écarlate, mettant en valeur la couleur de ses yeux. Il ne serait pas le gagnant d'un concours de beauté, mais il pensait posséder certains atout...
Se détournant du miroir, il continua sa route et parti vers le bar, avant de s'écrouler paresseusement sur un tabouret situé sur le bord du comptoir.
"Garçon! Une bouteille de Vodka!"
Vaelz commença à entamer sa bouteille, vidant verre sur verre d'une traite, n'hésitant aucunement à y aller avec modération. Il était gallois, il avait l'habitude de l'alcool, et si il souhaitait oublier, il devrait mettre les bouchées double!
C'est ainsi que, bouteille après bouteille, il s'évadait de ce monde, perdant au passage une petite partie de sa lucidité.
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Dim 19 Déc - 22:38 | |
| Telle une explosion d’émotions, elle dansait seule… Les images tourbillonnaient, les lumières chaviraient, la musique tempêtait ; et elle riait aux éclats en ayant à peine conscience de l’endroit où elle se trouvait, de cette salle presque vide au jukebox grésillant et ses vieux tubes des années 70. Elle ne voyait plus que sa bouteille de vodka presque vide, croyant encore que ce n’était là que la première et non pas la cinquième. Ses cheveux noirs ébène, luisant sous l’effet des lumières tamisées de l’auberge, suivaient souplement les mouvements agités de sa tête. Danse endiablée au rythme décousu. La musique résonnait, le tempo se décomposait dans son esprit embrumé. Voilà qui ne ressemblait plus vraiment à grand-chose, si ce n’est aux conséquences de la solitude d’un être égaré.
Telle une symphonie mélancolique, elle chantait ses tripes… Les mots tombaient, les maux montaient, les rires pleuraient ; et elle hurlait avec euphorie en ayant à peine conscience du profond mal-être qui l’habitait, de cette détresse quasi-inhumaine au son crissant et son insupportable réalité de tous les jours. Elle ne vivait plus que pour sa bouteille de vodka presque pleine, s’imaginant toujours que c’était la première fois et non pas une terrible habitude. Ses yeux noirs d’encre, cédant sous le poids des larmes invisibles de son âme, souffraient constamment la perte inespérée de son autre. Néant envoûtant aux sentiments ineffables. Ils s’entrechoquaient, leur tempo se dés-harmonisait dans son esprit désarticulé. Voilà qui ne signifiait plus vraiment grand-chose, si ce n’est le résultat de l’égocentrisme d’une femme fatale.
… L’ange de la mort se donnait en spectacle sans personne pour le recevoir.
Ou bien si… Seul un jeune homme aurait pu peut-être s’intéresser à elle, mais lui-même paraissait trop plongé dans ses propres malheurs pour ça ; les cadavres de plusieurs bouteilles de vodka gisant sur le comptoir reflétaient l’abysse de désespoir qui le submergeait probablement, et ce sans qu’il n’en eût seulement conscience. Un rideau de cheveux châtains barraient son visage, le rendant plus mystérieux si possible que ce qu’il ne paraissait déjà. Sa carrure, quant à elle, laissait supposer une pratique sportive régulière sans pour autant devenir excessive et superflue. Le charisme, la connaissance accumulée par des années d’existence… toutes ces petites choses fourmillaient dans son cœur. Tous ces moindres détails se pressentaient à des kilomètres pour qui avait l’âme claire. Telle une figure éphémère au goût imprononçable d’anis, ou telle une nuit sauvage réclamant sa tranquillité d’âme ; ils arboraient tous les deux les couleurs du deuil. |
|  | | Vaelz Aberthol

Nombre de messages: 36 Age: 17 Localisation: Sur le champs de bataille qu'est la vie... Amour: Essaye de s'en détourner. classe: Mage de sang Date d'inscription: 06/10/2010
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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Dim 19 Déc - 23:43 | |
| Continuant sans cesse à boire, encore et encore, sans modération aucune, Vaelz commençait enfin à perdre une partie de ses réflexes. Il commençait à devenir engourdi, sa vue se troublait, ses souvenirs s'effaçaient pour un cours instant. Instant ô combien bénéfique! Enfin libéré de ses péchés! Oubliant même une partie de lui : Ses deux cotés. Sombrant, bouteille après bouteille, vers l'oubli. S'enfonçant sans cesse un peu plus vers une réalité illusoire.
Détournant enfin son attention de la bouteille de vodka qu'il venait de vider, comme toutes celles qui trônaient sur le comptoir du barman, son regard se porta sur une jeune femme. Cette dernière se trémoussait en rythme avec la musique du jukebox qui grésillait dans toute la salle. Reprenant une bouteille de Vodka, l'attention qu'il portait à la fille aux cheveux ébène s'envola immédiatement, trop occupé à s'occuper de vider cette énième bouteille. Il resta néanmoins concentré sur la musique, tentant de s'imprégner du rythme. Tapotant de ses longs doigts fin sur le comptoir, suivant le tempo de cette chanson, il se prit au jeu lui aussi. Pendant un bon moment il resta accroché aux paroles de la musique, avant de se rendre compte qu'il s'agissait, depuis déjà un bon moment, encore et toujours de la même musique. Encore et encore, elle revenait en boucle.
Le jeune homme avait mit un long moment avant de le remarquer, mais maintenant qu'il en était conscient, à force de ré-entendre encore et toujours les mêmes paroles, cela commençait à l'agacer. La patience n'était pas une qualité qu'il possédait en temps normal, mais ébréché par l'alcool, on ne pouvait même pas osé dire qu'il en possédait un tant soit peu! Il se leva sans fioriture et parti en direction du jukebox, ou la personne qu'il avait aperçu tout à l'heure continuait de danser, sans jamais s'arrêter. Vaelz loupa néanmoins la marche qui conduisait sur la scène ou le jukebox se tenait, et ne possédant plus les réflexes dont il pouvait parfois faire preuve en combat à cause de son ébriété, le jeune homme ne put empêcher la collision avec la Dame, qu'il entraîna avec lui dans sa chute.
Se retrouvant par dessus la jeune dame, une main à coté de son visage, l'autre prêt de sa taille, il ne put s'empêcher de rougir. Il n'était absolument pas habitué au contact avec le sexe opposé, et le fait qu'il aie trop bu n'arrangeait absolument rien! Il tenta un semblant d'excuse
"Désolé pour cela... Ce n'étais pas mon attention de vous atterrir dessus..."
Il ne bougea néanmoins pas d'un pouce de sa position actuelle. Ayant les mouvements ralentis au possible, et les idées confuse, il n'arrivait pas à gérer ce trop plein d'émotion qui l'envahit... Bien que ce trop plein d'émotion était exacerbé par l'alcool, plus que par autre chose.
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Mar 18 Jan - 14:29 | |
| - Désolé pour cela… Ce n’était pas mon intention de vous atterrir dessus… - Dessus, dedans, on s’en fout finalement ! Rétorqua Ay-Tsuki Mÿha Spirit d’une voix embourbée par la vodka.
Elle le repoussa tant bien que mal, ayant l’impression soudaine que ce mec pesait une tonne – et encore, elle était gentille –. Elle trouvait son attitude bien ironique, dans le fond ! Après tout, ce n’était pas sa faute à lui si elle était complètement ivre. Mais elle ne lui avait pas demandé non plus de s’écraser sur elle. Au contraire, elle voulait être seule. Pour ça qu’elle avait mis cette musique redondante en boucle. Enfin… en était-elle vraiment sûre ?
- The beat was going strong, playing my favourite song… chantonna-t-elle inintelligiblement, comme si elle avait déjà oublié la présence de l’autre.
Se faisant, elle tentait de se relever, tout en chancelant dangereusement, pour au final s’écrouler à moitié dans les bras de l’individu irascible. Alors, elle éclata de rire, comme si leurs réactions et leurs actes étaient dignes d’un spectacle de Coluche ou de je-ne-sais-quel-autre-comique-de-talent. De toute façon, elle s’en fichait éperdument. Elle voulait juste oublier, tout oublier ! Kagechi et sa solitude renversante, Lison et son égoïsme assourdissant, Elwouania et son passé déprimant, Kagechi et son attitude trop attachante, Lison et ses parents trop généreux, Éva et sa mélancolie bouleversante, Kagechi et tout son portrait… Kagechi. Kagechi… Pourquoi ce surnom ou ce je-ne-sais-quoi ne cessait-il de résonner dans sa tête, aussi violemment que si on lui jetait une enclume en pleine figure toutes les cinq minutes ?!
- Tu sais que t’as de beaux yeux, toi ? Ils sont rouges ! J’aime les yeux originaux, sombres parfois même morbides ! Ils me donnent envie de faire des choses… susurra-t-elle à l’oreille du bel inconnu ténébreux.
Tandis que son index droit jouait sensuellement avec les lèvres humides du mystérieux jeune homme et que son regard rendu transparent par l’alcool le fixait d’un air aguicheur, elle se demanda s’il ne valait pas mieux partir vite de cet endroit. Ne devait-elle pas retrouver Lison le soir même pour lui expliquer son comportement ? Et si Kagechi réapparaissait maintenant ?! Comment réagirait-il en la voyant ainsi ? Il l’ignorerait, elle en était certaine. Et puis, pourquoi se préoccupait-elle de ça ? Elle voulait juste manger, et au sens propre ! Ses yeux rouges laissaient imaginer un parfum passionné, proche de la rose rouge. Amour, danger tout aussi bien que mort ! Elle se noyait dans ce regard étrange, mélange de vices et d’effroi ou rancœur. Une effroyable pulsion oubliée depuis des siècles subjuguait son âme ; les souvenirs s’entremêlaient, s’entrechoquaient même ! Maximilian et sa proposition, Illian et son ignorance répugnante, Lison… Kagechi, encore. Un véritable tourbillon d’émotions s’emparait d’elle, il semblait lui souffler : « Allez, goûte-le… Tu es accro au sang, tu le sais. Vampire ou loque sans âme ? Affirme-toi ! Tu ne sers à rien quand t’agonises ! ».
Elle jura effrontément.
L’esprit envoûté par la rage, elle s’éloigna rapidement de l’inconnu et se remit à danser. Sa voix langoureuse profita d’un court silence entre deux chansons pour s’adresser à lui :
- Tu sais, je suis dangereuse comme nana, vaut mieux pas m’chercher à moins que t’aimes te faire sucer le sang.
Un brin cynique. Un brin calculatrice. Un brin manipulatrice. Elle n’est qu’une ombre qui se parle à elle-même. Une ombre solitaire qui déteste se complaire dans le malheur, mais qui le fait malgré tout car c’est là sa seule raison de vivre. [Désolée pour le temps de réponse, j'espère que ça te plaira et que tu ne m'en voudras pas =S] |
|  | | Vaelz Aberthol

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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Mar 25 Jan - 0:15 | |
| - Désolé pour cela… Ce n’était pas mon intention de vous atterrir dessus… - Dessus, dedans, on s’en fout finalement !
Une simple phrase, directe et franche, bien qu'il n'y fit pas particulièrement attention, trop occupé à ne pas bouger sa main. Elle risquait d'aller se balader la ou elle ne devrait pas, et il souhaitait éviter cela, autant que possible... Après tout, dans son état, il ne pouvait jurer de rien, même pas des réactions qu'il pouvait avoir. Après tout, il était un adolescent normalement constitué, et était bourré comme la Pologne.
- The beat was going strong, playing my favourite song...
Elle venait à peine de le repousser qu'elle se remit déjà à chantonner, avant de chanceler et de s'effondrer à moitié dans ses bras. Il ne bougeait pas, restait impassible... Il ne savait pas que faire, il n'avait pas la tête à réfléchir. Par réflexe, il posa ses yeux sur la jeune femme, afin de voir si elle allait bien, sûrement... Probablement.
- Tu sais que t’as de beaux yeux, toi ? Ils sont rouges ! J’aime les yeux originaux, sombres parfois même morbides ! Ils me donnent envie de faire des choses…
Elle l'avait susurré, et l'effet qu'il en ressentit était étrange. Il ne comprenait pas pourquoi il se sentait rougir, la seule chose qu'il savait, c'était sa certitude à ne pas pouvoir résister à une telle phrase, même en étant sobre. Il savait mieux que quiconque qu'il manquait d'expérience avec les femmes, et apparemment, même l'alcool ne réussissait pas à le changer, sur ce point la.
Le doigt de la jeune femme commença à titiller ses lèvres, qu'il tentait de garder fermé du mieux qu'il le pouvait. Il hésitait, et n'était pas vraiment sur de ce qu'il se passait en ce moment même... Comment devait-il réagir? Il était totalement décontenancé par l'attitude de la jeune femme, qui au premier abord tentait de se dégager de lui, et qui tout à coup semblait lui faire du charme. L'attitude changeante de la demoiselle continua d'ailleurs, puisqu'elle se dégagea soudainement de lui, avec rapidité, avant de reprendre sa danse. Comment devait-il le prendre?
Par réflexe, il leva un de ses bras, et porta son nez à proximité, afin de savoir si il dégageait une odeur tellement "sauvage", que cela ferrait tourner la tête à l'inconnue. Cela aurait pu être plausible, et expliqué ses changements d'humeurs... Après tout, les gaz toxiques avaient plusieurs effets, et n'étaient pas tous mortels.
La musique interrompit soudain, annonçant le début d'une autre. Pendant cette pause, la femme aux sautes d'humeur lui adressa une nouvelle fois la parole...
- Tu sais, je suis dangereuse comme nana, vaut mieux pas m’chercher à moins que t’aimes te faire sucer le sang.
Cette phrase lui fit reprendre légèrement contenance en lui même. Après tout, il y avait le mot "sang" dans cette phrase, et il n'ignorait rien sur ce sujet! Il était quelque peu expert en la matière, ... Surtout que cette fois, elle semblait montrer son vrai visage. "Dangereuse"? "Se faire sucer le sang"? Cela le faisait bien rire! Durant toute son adolescence il ne subissait que de grande saignée à chacun de ses états d'âme, subissait mille souffrances psychologique qu'il s'infligeait lui même, se laissait errer entre la vie et la mort, était la proie privilégié de certains mages du Royaume Uni, était recherché par les autorités pour meurtres, ... Que comptait-elle lui faire qui soit plus terrible que ce qu'il à déjà endurer? Si elle voulait lui sucer le sang, il n'y allait avoir aucun problème.
Il se releva, l'air plus sur de lui, un air sombre trônant sur le visage, tandis que son sourire se déformait en rictus.
"Ainsi tu souhaites mon sang? ..."
Il se saisit d'une des bouteilles vides qui trainaient sur le comptoir et la fracassa. Il pris ensuite un des débris de verre qu'il utilisa pour s'ouvrir amplement l'avant bras, sans plus de cérémonies, tandis que son sourire s'étendait encore et toujours, et que ses yeux commençaient à luire, faisant ressortir la folie dont il pouvait faire preuve. Il se sentait si bien en ce moment. Rien ne valait une bonne saignée, ni le bonheur immense que cela lui procurait. Il ne mourra pas, peut importe le nombre de litres de sang qu'il pourrait perdre. Il n'était pas immortel, bien que cela n'en fut pas si loin.
Il adressa ensuite son sourire empli de folie à la femme qui lui avait adressé la parole, avant d'achever la phrase qu'il avait précédemment commencée :
"... Dans ce cas, sert toi! "
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Mer 2 Fév - 17:45 | |
| D’une jeunesse bafouée, elle se souvenait. De son ivresse solitaire, elle survivait sans jamais arrêter ses frasques insolentes quoi qu’elle n’essayât maintes fois, adolescente qu’elle était encore malgré elle. Et voilà qu’elle sombrait de nouveau dans son mutisme enfantin ; et voilà qu’elle se laissait happer par les souvenirs et redevenait celle d’il y a bien longtemps ; fille délurée, alcoolique voire même un poil junkie. Elle avait oublié la présence de l’autre – encore une fois – et, tant bien que mal, elle s’efforçait de rejoindre le comptoir sur lequel elle avait préparé sa « ligne » quelques heures plus tôt. Et puis, d’une voix criarde, elle se mit à chanter :
- Et hop ! On snif’ un coup et on reprend tous en chœur ! Poudre blanche, poudre blanche, poudre blanche de mon cœur ! Tu es si belle, tu es si grande, tu es si tout que l’on t’aime ! Ouais !
D’un air minable, elle se mit à s’applaudir elle-même. Elle paraissait tout simplement fière d’avoir reniflé cette fameuse poudre blanche sans nom. Ses yeux brillaient étrangement, reflets fantomatiques d’une femme anéantie par le remord, mais ils semblaient aussi mourir d’eux-mêmes. Elle aurait pu continuer dans son délire encore longtemps si l’inconnu ne l’avait pas fait sursauter aussi soudainement qu’il le fît. Quelle idée, aussi, que de briser une bouteille vide comme ça ?! Il cherchait la bagarre ou quoi ?! Elle laissa échapper un juron des plus grossiers, un court silence s’installa, et elle se hâta de reprendre :
- Qu’est-ce que tu v…
Sa gorge se comprima, l’empêchant ainsi de terminer sa phrase. Une odeur, alléchante, attirante, bouleversante… Une odeur qu’elle connaissait trop bien pour l’ignorer menaçait de la submerger toute entière à mesure que les minutes s’écoulaient. *Sombre imbécile !* Songea-t-elle vertement, l’air à la fois paniqué et exalté. Le vin de son âme enivrait ses sens, et elle touchait ce vin, l’humait comme s’il était seul au monde. Un parfum fruité s’élevait dans les airs, ensorcelait l’âme de notre bien-aimée Vampire dépressive. *Le raisin a ses raisons que la raison ignore, après tout !* Elle se cherchait des excuses invraisemblables, tâchait de résister à l’appel de la passion interdite, mais l’odeur la possédait. Quand avait-elle goûté ce vin pour la dernière fois ? Quand avait-elle bu la passion la toute dernière fois ? Quand s’était-elle autorisé un écart à son régime alimentaire pour la dernière fois ? Et puis… il s’offrait de lui-même... Alors à quoi bon dire non ? *Non, non, non Ay ! Il s’est juste coupé, c’est rien, c’est un accident. Il a fait tomber la bouteille, par accident, et en voulant ramasser les morceaux, il s’est coupé. C’est pour ça qu’il y a cette odeur si oppressante qui t’appelle. Il faut l’ignorer, complètement l’ignorer. Elle n’est rien, et toi tu es parfaitement saine d’esprit. Non… À ce qu’il paraît, celui qui dit être sain d’esprit ne l’est pas ; donc tu n’es pas saine d’esprit ? Et comme ça tu l’es ? Tu l’es ou tu l’es pas ? Tu veux ou tu veux pas ? Tu t’tais ou tu t’tais pas ?*
- Dans ce cas, sers-toi…
*Servir ? Me servir de quoi ? De toi ? Il est inconscient ce mec ou quoi ? Il ne me connaît pas ! Il ne sait pas à qui il a affaire, s’il le savait, il fuirait. Me fuir ? Pourquoi ? J’aime ça la violence, moi ? Non, je ne crois pas. Je n’ai jamais aimé ça… Je ne dois vraiment pas être saine d’esprit pour me poser tant de questions stupides. Il est passé où mon comportement froid et distant ? C’est l’alcool qui me fait cet effet ? Et puis c’est quoi cette tête qui tourne sans cesse ? Et c’est quoi cet océan de noirceurs qui habite mon âme ingrate ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi dire non quand on peut dire oui ? Et si je me jetais sur lui et le vidais tout simplement de son sang, me sentirais-je mieux ? Plus vivante ? Plus… moi-même ?*
Ay-Tsuki Mÿha Spirit réfléchissait trop, tant qu’elle n’avait pas même conscience de se déplacer comme une automate. Elle se dirigeait, sans le voir, vers l’odeur qui envahissait son esprit brûlant d’incohérences. L’inconnu devait véritablement la prendre pour une femme bonne à interner à l’observer ainsi. Et elle n’en avait cure, elle continuait de l’approcher involontairement et, comme véritablement sous l’emprise d’un sort – en l’occurrence de la drogue –, elle finit par le toucher très légèrement, frôlement intempestif qui fit bondir son cœur dans sa poitrine. Là, l’odeur se fit violente, aveuglante ; si bien que son cerveau bourdonna, l’assomma d’un seul coup. Elle faillit pousser un cri inhumain, tout droit sorti des entrailles de l’Enfer ; cependant, elle parvint au dernier moment à se contenir. Son visage s’étira, se transforma ; les traits se tirèrent tels des élastiques vivants ; sa véritable apparence prenait forme pour la première fois depuis son arrivée à Sokujitsu. Son âme se disloquait au profit de celle d’une créature immonde que, dans des contrées lointaines, on appelait Vampire.
Si Ay-Tsuki Mÿha Spirit avait toujours eu une part de conscience en cet instant… elle aurait exécré son moi profond, et encore, le mot est faible. Trop de faiblesses tuent la vraie faiblesse, qui est en réalité une force à ses yeux. Mais là ? Que faisait-elle hormis partir tout droit dans l’excès ? Était-il normal de se laisser aller de la sorte ? Voilà toutes les questions qu’elle se poserait, si elle vivait encore. Mais en ce moment précis…
… une autre âme s’était logée en elle, et cette âme-ci ne rêvait que d’une seule chose : de sang, toujours du sang, rien que du sang. La tentation était bien trop grande pour qu’elle ne pût y résister. Les crocs, pointus, dangereux, fourbes… Les crocs se plantèrent d’un seul coup dans le cou du sombre inconnu. Une sensation renversante submergeait son cœur, la sensation de l’extase infini. La créature de la nuit s’abreuvait, savourait le vin rouge de l’homme sans nom, le buvait comme on boirait l’élixir des sens interdits. Elle gémissait de plaisir, aspirant l’immortelle vie d’une autre créature qu’elle. Le goût était intense, proche de son idéale saveur, celle qu’elle avait toujours rêvée de goûter au moins une fois dans sa vie : celle de la douleur à l’état le plus pur certes, mais surtout celle de la souffrance adorée. |
|  | | Vaelz Aberthol

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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Sam 12 Fév - 0:13 | |
| Vaelz n'eut pas le temps de se demander par deux fois ce qu'il se passait que la belle inconnue venait de lui faire un suçon... A coup de dent... Il ressentit une vive douleur, ce qui avait failli lui faire perdre la tête. Pourquoi la douleur qu'une femme lui infligeait avait-il autant d'impact? Pourquoi cela devait-il être si agréable? Pourquoi cela avait-il pour conséquence de lui faire perdre la tête? Il n'en savait strictement rien, ... La souffrance transcendait son corps, et le faisait vibrer de plaisir. Il ne pouvait décidément pas rester insensible à cela. Il n'éprouvait déjà en cet instant que pur plaisir, et se retenait le plus possible, afin de ne pas avoir une respiration saccadées, et tentait de garder son masque de sadisme... Bien que le sourire qu'il affichait restait le même, cela n'était que façade... Son regard était déjà beaucoup moins agressif, et semblait ne redemander qu'une chose... Plus de douleur, encore et toujours plus.
Elle commençait maintenant à aspirer son sang, le jeune homme le sentait... Son sang quittait son corps, petit à petit, aspiré par la jeune buveuse de sang. Toujours dominé par son opposante, il se perdait petit à petit... Plus le temps passait, plus cela devenait agréable... Et plus il se perdait. Il ne pouvait plus maintenir ce sourire de façade, et commençait légèrement à perdre pied... D'abord sa respiration se fit saccadée, avant qu'il ne commence à gémir, incapable de retenir ce trop plein de bien être.
La vampire lui avait planté sèchement ses crocs, le prenant ainsi par surprise... Était-ce pour cela qu'il ne pouvait réprimer cette sensation? Aurait-il simplement succombé à l'effet de surprise? Il n'y croyait pas lui même, c'était tout simplement irréel... Le bien être qu'il ressentait en ce moment même lui coupait totalement les jambes. Il n'avait pas la force de la repousser, il n'avait pas la force de faire quoi que ce soit. La seule chose qu'il savait, c'était le fait qu'il en redemandait. Encore et encore, comme si cela était devenu une drogue pour lui. Quelque chose dont on ne peut se passer.
Et c'est ainsi que, litre après litre, il continuait simplement à réguler la vitesse de création de son sang, espérant sans cesse que cela continue indéfiniment, ne pouvant que gémir de son bonheur.
"Enc...ore!"
Fut la seule chose qu'il soit capable de dire... Lui, celui qui dépassait cette femme d'au moins une tête, bien bâti... Fort et fier, fougueux et rebelle... Conspirateur et sadique... Elle... Cette jeune femme d'apparence si frêle... Si charmante... Comment pouvait-il s'imaginer une seule seconde qu'il serait à sa merci... Et que ça lui plaisait plus que tout? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Mer 27 Avr - 22:43 | |
| Une fillette qui aime prendre sa fessée ; une fillette qui se damnerait pour ça ; une fillette qui prend son pied ; une fillette qui se la joue macho alors qu’au fond, elle n’est rien d’autre qu’une faible créature trop facile à dominer ; une fillette qui ne rêve que de pleurer pour soulager ses hurlements intérieurs.
Quoi de plus écœurant pour une femme telle qu’Ay ?
- Enc… ore…
Des griffes aussi incisives que des lames métalliques s’enfonçaient dans la chair de la victime. Cri vide de toute émotion, cri vide de toute âme. Ay-Tsuki s’évertuait à blesser l’inconnu, comme si c’était là l’unique moyen de se sentir vivante ; ou tout simplement heureuse. Un souffle chaud s’écoulait en elle, trop chaud pour être agréable, finalement. Il la brûlait, souillait son cœur menteur, son âme blafarde. Elle aurait voulu rire d’elle, se gausser de ses croyances moribondes et futiles. Mais elle en était incapable. La haine l’accaparait toute entière, bouleversée par des sentiments incompréhensibles ; reflux d’images incohérentes et visages trop familiers envahissaient son esprit éteint par le vice. Assassins… meurtriers viscéraux… cafards infects… choses visqueuses habitées par la noirceur de ses sens. Tout s’entremêlait pour n’en revenir qu’encore et toujours au même point, à l’Assassin de son être. Il avait volé son cœur mort sans qu’elle n’eût pu l’en empêcher, et maintenant, il jouait avec. C’était comme appâter une chat-te* avec du lait, sans jamais le lui offrir. Elle savait que jamais il ne lui ferait don de son âme. C’était si douloureux de le savoir, surtout quand on sentait qu’on se serait damné pour ça ; au point d’en commettre de nouveau des crimes aussi atroces que par le passé, peut-être même pires. Elle lui avait donné la sienne ; peut-être était cela qui la rendait aussi… triste ?
- Pff… trop faible – elle repoussa sa victime violemment, son regard noir devenant encore plus sombre que d’ordinaire –. Aimer se faire dominer, c’est ça, un homme ? Tu parles d’un sexe. Le tien est si… flasque que c’en devient effrayant.
Elle se releva d’un bond, ôta une perle de sang de ses lèvres d’un coup de pouce sensuel, et s’éloigna de l’inconnu, le plantant là, comme un objet que l’on jette vulgairement aussitôt qu’on en a fini avec. La lumière d’un feu jaillit entre ses doigts, allumant ce qui ressemblait à un joint. Puis, d’une voix à la fois douce et rauque, comme brisée, elle se mit à fredonner quelques mots anglais :
- Tundra, fjords and ice, a small silent man… The lines on his hands change, I'll unravel him… You're stolen me with love, I'd have given it anyway. A mountain top, no need for air, keeps me breathing so high here. You're stolen me with love, I'd have given it anyway. You're stolen me with love, I'd have given it anyway. I cried into his beard, a Wolfman into beard, melt into your hands, suck into your mouth…
Et elle répéta encore et encore ces paroles, comme si, ce faisant, elle les incrustait encore plus profondément en elle, et ce par pur dessein flagellatoire. Le doux venin de cette chanson s’infiltrait en chacune de ses fibres ; elle sentait ses vaisseaux sanguins cogner sous le coup des mots – maux –, elle les sentait s’activer aux balancements de son visage involontairement séduisant. Quand…
… Soudain, le doux parfum de Lison vint titiller ses narines. Elle la sut irrémédiablement en compagnie de l’Assassin.
Devait-elle s’incruster dans leur conversation ? [Hors Rp' : ma réponse a été inspirée par "Mascara Black", d'Inga Liljeström ; et le texte anglais provient d'une autre de ses chansons : "Stolen". Voici la traduction : Tundra, de fjords et de glace Un petit homme silencieux Les lignes de sa main changent Je le percerai
Vous m'avez volée avec amour Je vous l'aurais donné de toute façon
Un sommet de montagne Pas besoin d'air Laissez-moi respirer Si haut ici
Vous m'avez volée avec amour Je vous l'aurais donné de toute façon
Vous m'avez volée avec amour Je vous l'aurais donné de toute façon
Pleurai-je dans sa barbe Un loup-garou dans sa barbe Fondre dans vos mains Goûter vos lèvres *Et enfin, pour chat-te, c'est afin de contourner le contrôle des modérateurs que je l'ai orthographié ainsi  ] |
|  | | Vaelz Aberthol

Nombre de messages: 36 Age: 17 Localisation: Sur le champs de bataille qu'est la vie... Amour: Essaye de s'en détourner. classe: Mage de sang Date d'inscription: 06/10/2010
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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Jeu 28 Avr - 23:49 | |
| Se faisant repousser, jeté violemment contre le mur, sur lequel il se laissait glisser, encore sous le coup de son euphorie, il fallut un long moment avant que les paroles acerbes de la jeune femme ne lui traverse l'esprit, et ne s'immisce dans son état d'ébriété profond.
"- Pff… trop faible. Aimer se faire dominer, c’est ça, un homme ? Tu parles d’un sexe. Le tien est si… flasque que c’en devient effrayant."
Ces deux phrases, il les ressassas sans cesse dans son subconscient, seule partie de son corps encore capable de réagir de manière plus ou moins concrète. Il fut une nouvelle fois plongé à la porte de son être. Le jeune homme soupira un bref instant, sachant que le temps qu'il entrerait en contact avec ses deux congénères ne paraîtra pas plus d'une poignée de secondes pour la jeune femme qui lui avait, probablement malgré elle, ouvert son jardin secret.
Vaelz ouvrit la lourde porte en bois massif, et pénétra dans la salle qui se trouvait derrière. Celle-ci possédait deux grands écran plat sur le mur du fond, une table au centre de la pièce, ainsi que deux chaises... La table était ornée d'une nappe d'un rouge sang, sur lequel reposait deux set de table d'un blanc immaculé. Les assiettes étaient magnifiquement ornée, et une bougie au centre de la table éclairait à elle seule une bonne partie de la salle. Le tout était loin d'être lumineux, mais était suffisant pour permettre de regarder la pièce de long en large.
"Je vois que cela n'a pas changé ici... Pas depuis la dernière fois en tout" dit d'un ton las le mage, repensant un bref instant à Yume qui fut la seule à pouvoir pénétrer dans cet endroit, à part lui.
Sur le mur de gauche, coté dominant chez Vaelz du fait qu'il est gaucher, se trouvait un tableau ou on le voyait, vêtu d'une chemise blanche, recouverte de sang, ainsi que d'un pantalon noir, lui aussi recouvert par ce liquide rougeâtre. On pouvait aussi voir qu'il tenait dans sa main gauche la tête décapitée d'une jeune enfant, son corps reposant en arrière plan sur le tableau. Il y avait également une montagne de cadavres sur le fond droit, ou chaque personne représentée semblait avoir souffert le martyr, et ou la terreur et la peur se lisait sur leurs traits. Le tableau était très détaillé et très fouillé. On pouvait voir masses de détails, surtout sur le jeune homme du centre. Dans ses yeux ce reflétaient l'indifférence, son sourire trônait sur une bonne partie de son visage, s'étirant encore et encore... Ne laissant apercevoir aucune bonté, ni aucune grâce. Il ne ressemblait pas à l'image utopique d'un démon... C'était bien pire que ça. le fond du tableau était d'un noir profond, laissant refléter toute l'ignominie de la scène, et mettant en avant que le garçon représenté, Vaelz, prenait grand plaisir à éliminer quiconque. En dessous de ce tableau figurait d'ailleurs un titre des plus simples. "Messire Vaelz, par la splendeur de sa démence!". Le titre en lui même suffisait à comprendre.
Vaelz porta alors son regard vers le mur de droite, ou un autre tableau figurait. Il était plus petit que celui du mur de gauche... Il le représentait encore une fois. Sous une pluie battante, le regard perdu dans le vide, des larmes trônant sur le rebord de ses yeux, et l'air abattu. Il n'y avait rien d'autre... Les détails étaient bien moins nombreux, les couleurs étaient moins fades, mais moins nombreuse, bien qu'elles soient plus "claires" que celle de l'autre tableau. Il n'y avait aucun titre sur celui-ci... Comme si le simple fait de voir ce tableau était suffisant. Comme si il n'y avait nul besoin de savoir ce qu'il signifiait.
Un sourire vint s'afficher sur son visage. ce sourire était empli d'une profonde amertume. Il savait mieux que quiconque les méfaits qu'il avait commis. Il savait mieux que quiconque ce que ces tableaux signifiaient. Il savait aussi pourquoi celui de gauche était infiniment plus beau, plus détaillé, que celui de droite. Il savait aussi pourquoi ce tableau ne portait pas de titre... Enfin, se tournant vers les deux écrans, il vit deux autres personnes face à lui.
La première, celle de droite, était vêtue de vêtements déchiré et en lambeaux... Elle était attachée par des chaînes, et ne pouvait pratiquement pas se mouvoir. La jeune fille ressemblait trait pour trait à Vaelz, si ce n'est leur sexe, seule différence entre eux deux. Elle avait l'air abattu, ne possédait aucune joie, laissait son sourire mélancolique vagabonder sur un visage dénué d'émotion... Tandis que ses mains mutilées, comme cherchant une source de salut, s'agrippaient du mieux qu'elles le pouvaient à ce qu'il restait de ses vêtements. La seconde, celle de gauche, était vêtue d'une robe rouge écarlate, laissant découvrir la blancheur de sa peau en certains endroits... Aussi blanche que celle de Vaelz. Encore une fois, la jeune fille ressemblait trait pour trait à celui-ci, ci ce n'est qu'à la différence de son opposante, qu'elle était totalement libre de ses mouvements, qu'elle était sapée des plus beaux atours et que prônait sur son visage toute la démence, toute la haine, et toute sa colère. On pouvait le lire dans ses yeux, dans son sourire... Tout chez cette fille inspirait à la terreur.
Ce fut d'ailleurs celle-ci qui instaura un semblant de dialogue :
"Je vois que Messire est venu nous rendre visite. Mais... Que nous vaut cet honneur? Surtout qu'il me semble pourtant vous avoir signifié que votre présence en ces lieux n'est plus désirée!"
Vaelz ricana devant la remarque de la jeune femme, tandis que l'autre formula rapidement : "N'est ce pas là votre première humiliation?"
Son sourire devint alors plus terne, tandis que son coté démoniaque remuait le couteau dans la plaie : "Il est d'autant plus vrai que celui que j'admirais tuait et massacrait d'innombrables personnes sans aucune raison... Qu'attendez-vous donc pour redevenir le genre d'homme dont je pourrais être fière?"
Le jeune homme hésitait. Devait-il écouter la voix de ses deux femmes? Celles qui étaient une partie de lui? Il se tourna néanmoins en premier lieu vers la femme enchainée avant de prendre une décision. "Et toi, qu'en penses-tu?"
La jeune femme ne montra, une nouvelle fois, aucune émotion et répondit simplement : "Je suis enchainé par tes peurs. Au moment ou tu te libéreras, qu'importe que tu commettes le bien ou le mal, si tu es certains que ce que tu fais ne t'apportera aucune souffrance, je ressentirais également un soulagement!"
D'abord étonné que la jeune femme lui accorde plus d'une courte phrase, son regard devint terne tandis que son sourire commençait à reprendre l'allure qui était sienne lors du massacre que le tableau de gauche évoquait
"Très bien, dans ce cas, il est temps de remettre les pendules à l'heure!"
Il rouvrit ses yeux subitement. Seulement une poignée de secondes s'étaient écoulées, comme il l'avait prévu, et rien ni personne ne pourra l'empêcher de retrouver enfin cette sensation qu'il avait si longtemps tenté d'oublié. Le jeune homme élimina l'alcool contenu dans son sang, grâce à sa maîtrise de celui-ci, et cela le dégrisa presque instantanément. Reprenant à la fois des couleurs, bien que celles-ci étaient ternes, ainsi que sa lucidité, il se leva et fit courir sur le sol le sang qui s'écoulait des blessures, précédemment obtenues. Ainsi, le liquide rougeâtre s'approcha de la jeune femme avant de se soulever d'un seul mouvement, et de se cristalliser, amoindrissant un tant soit peut les mouvements de celle-ci
Vaelz, d'un sourire narquois, profita de l'étonnement probable de la jeune femme, et du barman, qui d'un coup, poussa un long cri d'horreur et courra vers la sortie quand il remarqua les "barreaux". Le jeune homme n'hésita pas à cristalliser à ce moment là, avec le sang qu'il venait de laisser s'écouler, une longue lance d'un rouge écarlate qu'il lança en direction de l'employé, et vint s'empaler dans le crâne de celui-ci. Le jeune homme se désintéressa alors un moment de la jeune femme, pour admirer le cadavre ensanglanté de l'homme qui tentait de se sauver.
Il prit alors un couteau, une nouvelle fois cristallisé, et commença à le dépecer, tout en rigolant à chacun des coups qu'il abattait sur sa victime. Cela était une délivrance pour lui que de re-gouter au nectar suprême du meurtre. Ses yeux se posèrent alors sur la femme qu'il avait précédemment délaissée et afficha un large sourire des plus cupides, une quantité effroyable de sang recouvrant la plupart de son visage, tandis que la voix grave du jeune homme commençait pour la énième fois à entamer un rire. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Ven 29 Avr - 1:35 | |
| S’enfuir vers les vents de l’oubli, s’égarer et se perdre dans les méandres d’un univers infiniment extensible ; sans personne pour ni voir, ni entendre… ni même espérer la rencontrer. Tout l’ennuie, l’âme se désagrège lentement. Est-elle trop solitaire ? A-t-elle cessé d’exister depuis ce jour ? Qu’en est-il du mérite ? Des courants qui fuient puis qui se rejoignent pour mieux s’estomper à jamais ; la tristesse, enivrante. Un sourire… parfois sauvage, parfois indomptable, parfois téméraire, parfois envieux, parfois cynique ou tout simplement arrogant ; mais rien qu’une façade, au final. Une façade que l’on broie et détruit au rythme des aléas sentimentaux interminables. Le manque, constamment présent. Y’aura-t-il une fin, un jour ?
Ay-Tsuki Mÿha Spirit réalisait au jour le jour à quel point les autres lui manquaient, ces autres qu’elle ne reverrait jamais plus. On lui avait enlevé trop de parties d’elle-même, de ces parties qui forment le tout, l’indicible. L’ineffable âme humaine, vampire ou elfique. Diable, elle ne savait même plus qui elle était. Quelles étaient ses origines ? Tant de gens pour vous tendre les mains, mais aussi tant de gens que l’on voit disparaître, encore et encore. Était-ce cela, l’immortalité ? Tant de questions qu’elle se posait, aujourd’hui. Après des décennies de vie sur terre, voilà qu’elle songeait enfin au sens de l’immortalité. Ironie du sort, retour de flamme ? Ah… un jour, oui… un jour peut-être oserait-elle confier tout ça à quelqu’un, peut-être oserait-elle confier le pourquoi de sa mortelle vie éternelle. Elle en ressentait de plus en plus le besoin, et pourtant les mots demeuraient bloqués par une gorge encore trop obstruée par le chagrin et les remords. Qui aurait cru que le « à jamais », dont elle avait toujours rêvé, finirait par lui causer tant de tracas ; beau paradoxe, bel oxymore qu’Elya avait omis de mentionner, ce fatal jour.
Car au bout du compte, l’immortel besoin était de savoir une seule chose : à quoi bon se lier avec autrui si c’était pour le voir encore une fois disparaître, telle une illusion trop éphémère pour être savourée ? Fallait-il rendre l’humanité immortelle pour se sentir enfin moins… seule ?
La hantise de perdre l’habitait, désormais et à jamais.
Se sentir comprise devenait peu à peu un rêve incertain ; voilà sans doute pourquoi elle grava ces quelques phrases sur le comptoir :
« Je broie du noir dans mon encensoir, Je croise les doigts en croix… Comme si l’éternel n’était qu’irréel, Comme si le gouffre n’était qu’un souffle temporaire.
Des pensées assassines jaillissent dans ma tête ; un air que je ne peux saisir tant il m’exaspère, un air qui me plaît autant que je me complais dans l’ivresse de la solitude. Boire ton trésor et te soupirer mes accords ; fauchée, mon âme, et il ne me reste que la mort comme compagne. – Noces funèbres ! Cria-t-il. – Mort heureuse ! Rétorquai-je. Il n’est que le néant, que le feu glacial d’une passion qui s’envole au loin, que les florilèges entêtés qui s’entassent et se mêlent dans mon âme vidée. Voilà qui je suis, mais qui ira lire un parchemin volatile oublié au bord d’un comptoir ?
A-T M. S »
Carnage sur terre, carnage des enfers…
- Ce mec a littéralement pété les plombs ! Pesta Ay tout bas, les yeux hallucinés.
Un cristal de sang, aussi solide que du métal, venait de l’effleurer ; quitter sa troisième dimension de façon aussi brutale, c’était comme éveiller un somnambule : pire que mortel ! Elle n’avait plus le temps de penser, pourtant. Une sensation de vertige la saisit lorsque ses yeux suivirent la trajectoire impeccable de ce qui ressemblait à une lance. Empalé. Littéralement. L’innocent barman venait de se faire tuer devant elle, sans qu’elle n’eût pu faire un seul geste pour l’en empêcher. Le pire restait à venir. Si encore… si seulement… l’inconnu avait pu se contenter de ce meurtre, mais non. Il était comme hypnotisé, sous l’emprise d’elle ne savait quelle drogue hallucinante. Découpé, tranché, dépecé… Un haut-le-cœur la souleva. Fermer les yeux, oublier… Trop lâche pour elle. Quitte à ne rien pouvoir faire, elle ressentait le besoin de voir pour moins culpabiliser. Ses yeux exprimaient un désolément si profond, si bouleversant ; pas une larme ne coulait, mais une détermination farouche perçait à travers son regard. La force d’affronter ses erreurs sans rechigner.
Puis :
- LAISSE-LE ! Ce n’est pas après ce pauvre homme que tu en as, n’est-ce pas ?! Alors accorde-lui au moins le droit de mourir sans lui manquer de respect, et prend-en à moi. De n’importe quelle façon souhaitée, je m’en contrefiche ! [Hors Rp' : "Blood In My Eyes" - Sum 41] |
|  | | Vaelz Aberthol

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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Dim 1 Mai - 1:48 | |
| Vaelz prenait un malin plaisir à farfouiller dans le corps de l'homme gisant sur le sol, faisant par la même occasion gicler le sang de la victime sur ses vêtements, ainsi que ses bras ou son visage. Il se plaisait à briser chaque os qu'il rencontrait, accentuant à chaque fois son sourire qui prenait petit à petit une allure des plus sadique qui soit. Un léger murmure de la jeune femme parvint à ses oreilles, le faisant à la fois frisonner de plaisir, mais également d'envie meurtrière. Devait-il s'occuper d'elle? Il n'en savait rien, et finirait par faire comme à son habitude... Laisser son envie décider pour lui!
"- Ce mec a littéralement pété les plombs !"
Si seulement elle savait à quel point! Si seulement elle savait l'étendue de sa folie et de sa démence! Si seulement elle savait...! Le jeune homme n'était que malédiction, et ne pouvait apporter que cela à ceux qui l'entouraient! Ce pauvre bougre qui repeignait le sol de son liquide âcre en était une preuve supplémentaire. Il portait la mort dans le sang, et son sang apportait la mort. Une logique implacable qu'il avait découvert sur le corps déchiqueté de celle qu'il considérait comme sa mère, tué par ses soins dans un accès, une nouvelle fois, de folie profonde. Le meilleur moyen de résister à cette folie? L'accepter jusqu'au plus profond de son âme, et vivre avec. Est-ce que les deux jeunes filles de "son jardin secret" faisaient partie de sa folie? Le jeune homme ne saurait répondre... Il reprit enfin ses esprits, quittant doucement le royaume de ses pensées, tandis que son sourire continuait de s'élargir, atteignant son paroxysme, et d'éclater de rire en saisissant de ses doigts de prédateur le coeur inanimé de sa proie, et prêt à le serrer jusqu'à l'explosion de celui-ci. Cependant, un cri strident l'arracha à ses occupations, tout en brisant le silence morne de la pièce.
- LAISSE-LE ! Ce n’est pas après ce pauvre homme que tu en as, n’est-ce pas ?! Alors accorde-lui au moins le droit de mourir sans lui manquer de respect, et prend-en à moi. De n’importe quelle façon souhaitée, je m’en contrefiche !
Une légère étincelle se fit apercevoir dans les yeux rouge sang du mage de sang, qui d'un coup arracha le coeur du barman et l'apporta en face de la jeune femme.
"-Pauvre homme? Lui accorder le droit de mourir avec respect? M'en prendre à toi? Quel intérêt que tout cela?! Je tue par plaisir, je dépèce par envie, j'élimine par bonheur... Toute vie est éphémère, toute vie se tarira un jour... Je ne fais que précipiter cette dure réalité, en y prenant un plaisir infini!"
Vaelz saisit alors le coeur dans sa main et le porta à hauteur du visage de la femme avant de l'écraser de sa main gauche, profitant du plaisir qu'il en tirait tout en regardant le sang tâchant à présent le visage de l'inconnue, ricanant d'envie de lécher le visage de celle-ci, bien qu'il se l'interdisait, préférant observer les réactions de la jeune femme avant de tenter une hypothétique attaque contre celle-ci. Elle n'était pas faible, il le sentait. Et bien qu'il était de la pire espèce, capable de décimer des populations entière pour son propre plaisir personnel, il s'autorisait à se méfier de certaines personnes. Elle en faisait désormais partie. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Lun 2 Mai - 0:00 | |
| Automne 1810 ; Ivresauge en Bretagne :
- Maman ! Maman ! Regarde, une petite fille abandonnée ! C’est une Elfe, elle aussi ?
Que d’innocences dépourvues de sens pour moi. À cette époque, je ne connaissais que le parfum de la maturité trop vite acquise, de la solitude aussi, mais surtout du rejet…
- Ne l’approche pas Tuia ! C’est la Fille du Démon ! Une voix, hystérique.
… J’ignorais pourquoi j’inspirais un tel mépris de la part de mes… frères de sang. « Fille du Démon » ? Pourquoi m’appelait-on ainsi ? Qu’avais-je bien pu faire pour répandre autant de terreur autour de moi ? Je m’efforçais pourtant de m’effacer complètement, d’être invisible ; en ne parlant pas, en ne faisant pas grand-chose et même en ne mangeant rien. Mais ça n’était jamais assez, il y avait toujours quelqu’un pour me rappeler que je n’étais qu’une abomination qui n’aurait jamais dû voir le jour. Même mon défunt frère jumeau me le répétait sans cesse, quand il me tournait autour, tel un vautour affamé.
- Aïeaïeaïe ! ricana-t-il soudain derrière mon oreille. T’as vu, la gamine était inquiète pour toi, mais sa maman ne l’a pas laissée t’approcher. Personne ne le fera jamais de toute façon ! Après tout, je suis mort à cause de toi, non ? - Va-t’en ! Laisse-moi ! m’écriai-je d’un ton misérable, à peine audible. Je ne t’ai rien fait ! Tu mens…
Comment aurais-je pu manquer encore plus de conviction ? Je ne savais même pas qui étaient mes parents, ni même quel était mon prénom. Les gens n’en parlaient jamais devant moi, comme s’ils ressentaient de la honte. Et mon frère, lui, il racontait à tout bout de champ que je n’avais pas à savoir, que lui connaissait la vérité, et que moi… moi… moi ça ne me servirait à rien de l’entendre de toute façon. Parce que ça n’aurait jamais changé le fond des évènements. J’étais destinée à… être écartée de notre peuple, de ces Elfes que l’on prétendait si sages et éclairés dans les contes pour enfants naïfs. Je n’étais pas naïve, loin de là. J’avais appris par moi-même à lire. J’y avais été contrainte, après tout. Puisque personne ne voulait s’intéresser à moi…
- Dis, c’est pas la Fille du Démon là-bas ? demanda ce qui ressemblait à un balourd de première classe. - Si. Nous ferions mieux de partir, un orage se prépare, répondit l’homme qui l’accompagnait d’un air inquiet.
Je les regardai s’éloigner sans un geste. La pluie, diluvienne, ne tarda pas à s’échouer sous des coups de tonnerre assommants. Et je restai là, sentant les vêtements de chiffon que je portais se transformer en éponges vivantes, pour devenir finalement aussi transparents que je l’étais moi-même. D’énormes gouttes d’eau pleuraient en cascades continues sur mes joues ; je tâchai de les essuyer toutes, mais la pluie tombait beaucoup trop drue pour que je ne pusse les sécher au fur et à mesure, c’était comme gommer un dessin à l’aide d’un crayon. Futile.
L’orage grondait toujours quand la nuit tomba sur moi. Mes yeux peinaient à rester ouverts malgré l’état de froid insurmontable qui assaillait mon corps ; si bien que la dernière chose que je vis avant de me laisser tomber dans les bras de Morphée fut la masse fantomatique d’un homme que je n’avais jamais rencontré auparavant.
J’apprendrai quelques heures plus tard qu’il s’agissait d’Hermès, le chef de notre peuple.
*
- Aïe !
Un murmure silencieux, d’où perçait une ironie macabre des plus douloureuses.
- Il fallait que je rencontre un abruti aussi cinglé que moi pour me souvenir du pourquoi « Ay ». Aussi cinglé que moi ? Pire que moi… marmonna-t-elle sarcastiquement.
Ay-Tsuki Mÿha Spirit fit glisser une main nonchalante le long de sa joue afin d’en essuyer les gouttes de sang. Puis, d’une voix lancinante, elle ajouta :
- Tu aurais dû les lécher, c’est trop tard maintenant – ses yeux étincelaient étrangement, comme sous le coup d’une folie naissante qu’elle s’était obligé de camoufler jusqu’à présent –. C’est bête, hein ? Je l’ai fait pour toi.
Un silence pesant s’installa entre eux deux, durant lequel elle ne cilla pas une seule fois, fixant encore et toujours l’inconnu droit dans les yeux.
- Kéa ! fit-elle soudain d’un ton impérieux. - Gwech ebet. Grétéat em euz, lui répondit une voix mélodieuse provenant… d’elle-même ? - Té a hellô addont… rétorqua-t-elle machinalement. Me lâr deoc’h.
C’est alors que la silhouette fine d’un dragon d’or sembla surgir de sa poitrine, comme quittant son enveloppe corporelle. Ses yeux argentés fusillèrent l’inconnu du regard, le rendant responsable de tout ce qui risquait désormais de se produire. Puis il se volatilisa dans un nuage de poussière d’or, masquant temporairement les traits délicats du visage d’Ay-Tsuki Mÿha Spirit, sa maîtresse depuis maintenant… cent-vingt-six ans.
1884 ; Grotte de Sokujitsu :
La pénombre, envahissante. L’humidité, alléchante. Le parfum de la roche, enivrant. Une odeur d’amour maudit régnait en ces sombres lieux, antiquités d’un autre temps. Des gravures, des peintures ; tout donnait à cet espace clos un goût d’amertume, renfermé au sein d’un cocon d’espoirs mal dirigés. Une jeune femme, silhouette mince et cheveux longs ébènes ondulant jusqu’au bas du dos, venait de s’y aventurer à défaut d’occupations moins dangereuses. Elle s’ennuyait. La solitude l’ennuyait. Elle cherchait quelqu’un, quelque chose. Une vie nouvelle, peut-être. Ce petit quelque chose qui lui ferait oublier l’arôme salé de la déception liée à la trahison. *Quelle idée aussi, d’avoir cru en tous ces racontars, Ay ! Ton frère te l’avait bien dit : tu es trop différente pour t’entendre avec les Elfes. Et puis, quelle idée de voyager à travers le monde ? Tu crois vraiment que c’est ainsi que tu oublieras… ça ?* Elle cracha, l’esprit encore tout fulminant de rage vis-à-vis de son passé ; tandis que ses pas la menaient au plus profond d’une grotte à peine découverte.
Malgré sa colère, la jeune femme ne put s’empêcher de contempler les motifs anciens qui parsemaient chaque mur de cette caverne ; elle était comme fascinée par la beauté de l’histoire qu’ils racontaient. Si bien qu’elle sursauta lorsqu’une voix merveilleusement belle s’éleva :
- Magnifique histoire, hein ?
Elle fit volte-face, ses yeux rencontrant irrémédiablement ceux de celle qui allait faire chavirer son cœur pour de nombreuses années. Puis… le néant.
~
- Je suis désolée d’avoir été si brutale… Mais c’est que j’ai eu le coup de foudre pour toi. Tu es si belle… et il émane quelque chose de toi de si précieux. Accepterais-tu de passer l’éternité à mes côtés ?
Ay-Tsuki Mÿha Spirit cligna plusieurs fois des yeux, l’air perdu. Elle se réveillait après avoir dormi de nombreuses heures, peut-être même une journée entière. La dernière chose dont elle se souvenait était d’avoir vu deux…
- Vampire ! Alors j’en ai trouvé un… enfin… une… pardon. Que disais-tu ?
Elle eut l’air grandement gêné, ce qui eut tendance à amuser la jeune femme plus que la contrarier.
- J’aurais peut-être dû attendre un peu avant de t’engendrer, finalement. Je crois que je rate le plaisir de te voir rougir… Bref, je te demandais si tu acceptais de passer l’éternité en ma compagnie, ou de devenir ma femme. Je crois que c’est comme ça que disent les Humains. Mais, tu n’es pas humaine, n’est-ce pas ? Ton sang avait un goût… ah ! Je ne saurai vraiment décrire… C’était… - Je suis, enfin… J’étais Elfe, l’interrompit la jolie brune. Et, j’accepte. C’est la première fois qu’on me propose une telle chose. - Parfait, je te présente Kompez. C’est un dragon d’âme. Il évitera que tu ne sombres dans la folie. Les dragons d’âme sont des créatures vraiment utiles pour certains Vampires, telles que nous par exemple. Nous avons tendance à… devenir machiavéliquement fou très rapidement. Et les dragons d’âme ont pour particularité d’équilibrer toute espèce entre bien et mal, entre joie et tristesse. Je les trouve fascinantes. Dommage qu’elles ne parlent que le Breton. Tu me diras, je préfère ça plutôt qu’elles ne parlent pas du tout… - Ah… se contenta de dire Ay avant qu’une magnifique créature ne vînt se loger en elle…
*
- Tu as commis une monstrueuse erreur, celle de m’énerver sérieusement.
Le nuage de poussière se dissipa peu à peu, laissant de nouveau apparaître le visage de la jeune Vampire. Folie meurtrière ? Folie sanguinaire ? Ses yeux, auparavant noirs corbeau, avaient viré au rouge sang ; tandis que son visage s’était durci, comme chargé d’une haine féroce. Sans prévenir, sa main droite se retrouva sur le cou du fou furieux ; puis, tout aussi rapidement, elle approcha son visage du sien afin de saisir ses lèvres pour un long baiser torride. Elle l’envoya ensuite valdinguer contre la porte d’entrée, le traitant de nouveau comme un paquet que l’on prend et que l’on jette.
- Tu es tellement facile à manipuler. On dirait que tu perds les pédales chaque fois qu’une belle femme te fait des choses illicites. Mais si tu avais été plus sage, ou un peu moins faiblard, j’aurais pu te donner autre chose que des morsures ou des baisers empoisonnés. Alors quoi ? Tu crois qu’en sacrifiant la vie d’un innocent, tu vas me mettre dans ton lit ? Ah non ! c’est vrai ! La vie est éphémère, tu ne fais que… faucher les âmes des mortels, justement parce qu’elles sont mortelles, c’est ça ? Mais cher utilisateur de sang, sache que chaque vie humaine, elfique, vampirienne, démoniaque ou je-ne-sais-quoi a le droit de vivre sans qu’un imbécile dans ton genre vienne s’incruster dans ses plans. Et pourquoi ? Parce que chaque vie est libre ! – Elle marqua une courte pause durant laquelle elle ne sembla prêter aucune attention aux agissements de l’homme, comme si elle ne le craignait absolument pas malgré ses actes purement… répugnants. Puis, elle reprit calmement : – Cependant, je dois te remercier pour une chose. Grâce à toi, j’ai enfin compris que je l’aimais, mon immortalité.
Elle lui accorda un bref sourire, avant de conclure d’un ton ennuyé :
- Bref, tu préfères qu’on se batte, ou qu’on baise ? [Hors Rp' : Alors, parce qu'une habitude ne serait rien sans la musique d'inspiration ; je commence par vous la donner. Il s'agit de "Mephisto Waltz", composé par Frédéric François Chopin <3 Et maintenant je vous laisse vous régaler avec la suite... Traduction du breton : - Va. - Jamais. J'ai promis. - Tu pourras revenir. Je te le promets.]
Dernière édition par Ay-Tsuki Mÿha Spirit le Mer 4 Mai - 0:20, édité 1 fois |
|  | | Vaelz Aberthol

Nombre de messages: 36 Age: 17 Localisation: Sur le champs de bataille qu'est la vie... Amour: Essaye de s'en détourner. classe: Mage de sang Date d'inscription: 06/10/2010
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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Lun 2 Mai - 16:01 | |
| Un changement soudain sembla frapper la jeune femme face à lui, ce qui provoqua un frisson dans le dos du jeune homme. Devait-il craindre une quelconque réaction? Mais que pourrait bien faire une femme qui craignait la mort? Un bref marmonnement de la part de celle-ci le tira légèrement de ses pensées, avant qu'elle ne fasse glisser l'une de ses mains sur son doux visage afin d'en extraire les gouttes de sang qui le parsemait. - Tu aurais dû les lécher, c’est trop tard maintenant. C’est bête, hein ? Je l’ai fait pour toi.Le regard de Vaelz se durcit, prenant un ton plus sombre... Moins... "Vivant". Il soupira brièvement avant de porter sa main à ses yeux, et de les cacher un bref moment. Cette femme réagissait de manière qu'il ne pouvait analyser. Et cela était justement une force pour elle. L'imprévisible finirait par avoir raison de lui, lui qui était si machinal dans ses actions. Lui qui n'était que malédiction, lui qui ne possédait que des blessures, lui qui ne savait rien du bonheur. Si il devait définir la prévisibilité de ses actions, il dirait certainement qu'elle est due à une répétition infinie de ses actes de folies. Mais ce qui dérangea par dessus tout le jeune homme, cela n'était pas les actes qu'il ne pouvait prévoir de cette femme,... Ce qui le perturbait dans tout cela, ce qui venait de lui couper, en un instant, sa folie meurtrière, était ce petit geste, suivi de cette phrase. Il venait de le ramener un instant en arrière dans sa vie qui fut la sienne... Et qu'il maudissait par dessus tout. -Mai 2005- Alors que le soleil tapait, chose rare dans les pays du royaume-uni, Almeda, celle qu'il considérait comme sa mère, cueillait quelques fleurs qui pourraient lui être utile pour confectionner certains onguents... Le village dans lequel ils s'étaient installé réclamait souvent une aide médicale pour les vieilles personnes... Tantôt transie par le froid hivernal, tantôt trempée jusqu'aux os de par la drache diluvienne qui pouvait tomber sur ces terres, tantôt en train de rôtir au soleil, à deux doigt de laisser échapper leurs derniers souffle, souffrant de la chaleur ambiante dans l'air, et du peu de vent dans ces moments la. S'installer dans ce genre de village reclu de la société, bien que cela nécessitait d'être préparé à vivre à l'ancienne, possédait son charme. Les anciens enseignaient leurs savoirs aux plus jeunes, et ceux-ci mettaient à l'ouvrage ce que les anciens leurs avaient appris. Bien évidemment, si certains avantages en ressortissaient, le cas échéant était tout aussi vrai. "Andras". Voilà comment se nommait ce "défaut". Fort, puissant, viril... Il possédait en lui même ce qui plaisait aux femmes, et ce qui faisait rager les hommes faibles. Il ne lui manquait qu'une chose... Le pouvoir. Andras convoitait celui-ci, sachant qu'il en aurait grandement besoin pour ses desseins, loin d'être noble. Vaelz et Almeda ne se soucièrent guère de la folie d'un illuminé, et continuaient à couler des jours calmes et heureux, profitant de leurs temps libre pour s'entraîner à maitriser leurs pouvoirs. Sa mère adoptive lui répétait sans cesse que nul pouvoir n'était absolu, et que même savamment contrôlé, il pouvait nous échapper en un instant. Cela était le prix à payer pour le contrôle d'un élément qui aurait du rester entre les mains de dieu. Ainsi, chaque soir, le jeune adolescent d'alors s'évertuait à dominer le pouvoir qui était sien, sous la houlette de sa maîtresse qui forte de son savoir et de par son expérience, le conseillait durant son apprentissage. La magie du sang semblait répondre aux mêmes normes que les magies élémentaires... Savoir, force d'esprit et corps bien entrainé et endurant. Les principales qualité que tout mage se doit de posséder, afin de pouvoir dominer son don. Il les avaient,... Un moment. A peine trois mois après leurs arrivés dans ce village, en fin juillet 2005, Andras avait finalement réussi à prendre de l'envergure, et régnait d'une main de fer sur le village. Certains pensaient "Mais que fait le gouvernement?!", d'autres leurs répondaient "Voilà ce qu'il en coute de défier celui-ci!". Cela ne suffisait cependant pas à cet homme qui en voulait toujours plus... Ses yeux se posèrent alors sur Almeda, qu'il décida de prendre pour femme, malgré les réticences de celle-ci. Une femme mage, quel magnifique atout cela lui ferrait la. Mais perdant patience, et apprenant que la femme et son enfant allaient quitter le village, il décida de les exterminer, tout les deux, accompagné de ses quelques hommes de mains. Ainsi, prise par surprise, une flèche pénétra le corps de la jeune femme, qui s'immobilisa lorsqu'elle aperçut le jeune garçon, une flèche dans sa poitrine, perdre petit à petit contenance, la tête posée sur le sol. Un frisson parcourut alors l'échine de celle-ci, quand elle s'écria "Comment à tu o...!?" Interrompue soudainement par un rire éclatant, et une voix cristalline, semblant venir d'outre monde... Celle-ci s'exprima d'une voix forte et puissante : "Le glas vient de sonner!" Sur ces quelques mots, le sang tachant le sol, du à la blessure du jeune homme, se rua vers la jeune femme ainsi que les hommes d'Andras, et tous furent transpercé par le liquide devenant d'un coup cristallin. Un sourire libidineux apparu sur le visage du garçon, tantôt terrassé par la flèche, et tourna son regard vers l'homme abasourdi devant le spectacle auquel il venait d'assister. "Il est également temps pour toi de rejoindre la terre..."sur ces mots, il appliqua la même sentence à l'homme qui avait tenté de l'assassiner. Une larme, cependant, perla sur le coin de l'un de ses deux yeux, avant de glisser le long de la joue de l'enfant, en regardant le corps ensanglanté de sa mère. Un léger murmure lui parvint alors : "Je savais que tu étais maudits... Mais je t'ai pourtant aimé comme un fils!"Le mage de sang laissa couler une nouvelle fois du sang de sa blessure et le cristallisa cette fois en une hache, s'en servant pour décapiter la jeune femme. Deux autres larmes coulèrent le long de ses joues avant de s'écraser sur le sol, troublant son sang si pur et si terrifiant. Mais le corps du gamin ne s'arrêta pas la... Saisissant la tête de sa défunte mère, il commença à lécher le sang qui souillait la beauté de ses traits, un regard amusé, et un long sourire carnassier trônant sur le visage de Vaelz. Un faible murmure se fit entendre... Le corps de l'enfant communiquait avec l'âme de celui qui s'était retranché : "Quel dommage que ce ne soit pas toi qui l'aie goûté... Il a si bon goût!"
Il lui fallut alors plusieurs jours, et bien des meurtres, avant de pouvoir reprendre un semblant de contrôle sur lui même... Mais malgré ce faible contrôle qu'il venait de retrouver, sa vie était marquée à jamais par les visages de toutes les personnes qu'il venait de tuer. Et jour après jour, de nouveau visage venait s'ajouter à la longue liste. Vint alors les deux jumelles... Son jardin secret... Pour fuir la réalité. * Un dialogue dont il ne comprit pas le sens le ramena tout de même à la réalité. - Kéa ! fit-la jeune femme d'un ton impérieux - Gwech ebet. Grétéat em euz. Semblait répondre une autre voix venu d'elle même, d'un ton mélodieux. - Té a hellô addont… répondit-elle. Me lâr deoc’h.Un dragon doré sembla sortir de la poitrine de la jeune femme, fusillant au passage Vaelz du regard. Celui-ci ne broncha pas une seule seconde, seul son sourire avait disparu pour laisser place à une inexpression totale de sa part. Le visage de la jeune femme sembla cependant disparaître, faisant entrer le jeune homme dans un questionnement profond, avec cette phrase qui revenait sans cesse "C'est fini l'alcool pour moi... Fini!"Alors que ses pensées dérivaient encore vers les nombreuses bouteilles de vodka trônant fièrement sur le bar, la jeune femme prit la parole et il put enfin revoir ses traits distinctement. - Tu as commis une monstrueuse erreur, celle de m’énerver sérieusement.Le mage de sang retint difficilement un rire étranglé. Décidément, son esprit se faisait de plus en plus présent, et il venait de lui rappeler que dans la plupart des mangas, des films, ou de bien d'autres choses encore, le "grand méchant" utilisais cette phrase pour montrer qu'il allait employé une technique secrète. Cependant, son rire se ternit quand il remarqua le changement de couleur des yeux de la jeune femme... un :"Non?! Sérieusement?!" vint briser le sérieux de la situation, qui revint néanmoins très vite lorsqu'elle saisit son cou. Il tenta rapidement de durcir son sang afin d'avoir une protection au cas ou l'envie de l'étrangler lui prendrait, mais le jeune homme fut bien surpris lorsqu'il la vit se rapprocher à une vitesse fulgurante, se saisissant au passage de ses lèvres. Choqué, Vaelz ne remarqua même pas qu'il flottait dans les airs, et ne reprit "conscience" qu'au moment ou il percuta la porte de plein fouet, la clinche de celle-ci se logeant sous une de ses côtes, arrachant un cri étouffé de la part du jeune homme. Il n'eut cependant pas le temps de pouvoir répliquer car déjà, la jeune femme l'assommait de paroles - Tu es tellement facile à manipuler. On dirait que tu perds les pédales chaque fois qu’une belle femme te fait des choses illicites. Mais si tu avais été plus sage, ou un peu moins faiblard, j’aurais pu te donner autre chose que des morsures ou des baisers empoisonnés. Alors quoi ? Tu crois qu’en sacrifiant la vie d’un innocent, tu vas me mettre dans ton lit ? Ah non ! c’est vrai ! La vie est éphémère, tu ne fais que… faucher les âmes des mortels, justement parce qu’elles sont mortelles, c’est ça ? Mais cher utilisateur de sang, sache que chaque vie humaine, elfique, vampirienne, démoniaque ou je-ne-sais-quoi a le droit de vivre sans qu’un imbécile dans ton genre vienne s’incruster dans ses plans. Et pourquoi ? Parce que chaque vie est libre ! Une pause permit à Vaelz de se dégager des décombres, mais à peine fut-il relevé que la femme reprenait son discourt. Cependant, je dois te remercier pour une chose. Grâce à toi, j’ai enfin compris que je l’aimais, mon immortalité.Il reprit alors contenance... Enfin, il reprit ce qu'il pouvait reprendre comme contenance, sortant à peine d'une crise de folie, cela n'était guère chose aisée. "-Il y'a une chose qui nous différencie apparemment... Je n'ai guère eu droit à l'immortalité, mais cependant je ne peux mourir de blessures... Ni de maladie... La seule chose que je peux craindre, c'est la vieillesse... Et pourtant, je n'aspire qu'à mourir... Et pourtant, toi qui est immortelle, tu n'aspires qu'à vivre. Il y a donc bien une chose dont je sois sur... Je ne pourrais jamais te comprendre, et cela vaut inversement. Nous sommes trop différents pour cela et..." Le jeune homme se voyait bien poursuivre sur sa lancée, mais de toute évidence, cela n'intéressait guère la jeune femme qui en une phrase venait de faire plonger Vaelz dans les affres de l'incertitude. - Bref, tu préfères qu’on se batte, ou qu’on baise ?Que devait-il répondre à cela? ... Il n'eut d'autre choix que de déclarer, les joues légèrement rougies par la gêne "Je n'ai aucune expérience en cela..."Avant de baisser les yeux vers ses chaussures, se trouvant bien stupide d'avoir déclaré cette phrase idiote... Il tenta donc de se reprendre : "Mais si tu crois que je peux te convenir, je pense que je préférerais la seconde option"Il marqua alors une pause, avant de prendre la tête entre les mains : "Rahh, je ressemble trop à un puceau prépubère... " Avant de remarquer que cette phrase venait d'être prononcée à voix haute... |
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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Mar 3 Mai - 23:55 | |
| Été 1884 ; Plaines du Lassithi, Crète :
Plateau immense, plateau désertique, plateau chaotique ou encore mémoire vivante d’une férocité sans nom, voilà ce qui émanait de ce paysage torturé. Symbole d’occupations et de répressions abominables, il s’étendait à perte de vue, ses marécages semblant fusionner avec un ciel bleu pittoresque. Âme dévastée par la convoitise d’hommes sanguinaires, ou âme désolée de n’avoir pas su se protéger contre l’envahisseur… Des échos d’esprits anéantis par le désespoir paraissaient se répéter au cœur d’un paysage abandonné, telle une mélodie affligée par les souvenirs d’une lutte terrible et surtout vaine. L’apocalypse menée par les Vénitiens au XIIIème siècle, en ce lieu magique et mythique, avait laissé de graves séquelles ; et ce malgré le système d’irrigation mis en place afin de curer l’eau trop abondante de la rivière, encore fonctionnel en cet été 1884. Depuis, d’autres invasions, la pire ayant probablement été celle des Ottomans. Nombreux furent les habitants du plateau à se rebeller contre eux ; mais nombreux aussi furent ceux à périr sous la main d’Ismaïl Férik Pacha, lors du Grand Soulèvement des années 1866 à 1869. Ismaïl Férik Pacha, cet homme au destin hors du commun… Élevé dans la foi chrétienne, fils de Crétois ; mais enlevé en 1823 par les Turques pour revenir des années plus tard conquérir son pays natal, et finir par mourir quelques années plus tard ; suicide, meurtre, le saura-t-on seulement un jour ?
- … personnellement, je pencherais plutôt pour le suicide, si je devais trancher entre les deux, déclara Elwouania d’une voix distante. Et toi, amour, qu’en penses-tu ?
Ay-Tsuki Mÿha Spirit, le regard perdu au loin, contemplait ces magnifiques plaines sans dire un mot, sa main serrant étroitement celle de sa compagne. Ses pensées s’envolaient parmi le souvenir de tous ces martyrs oppressés, cherchant sans doute un moyen de les sauver ; futile, n’est-ce pas ? Elle avait beau savoir que l’on ne pouvait changer le cours des évènements, tous ces récits épiques relatés par sa douce amante ne faisaient que la conforter dans son désir de changer le passé, le présent voire même le futur. Elle se sentait impuissante ; existait-il pire que le sentiment d’impuissance ? L’espoir d’un monde meilleur, ou celui d’une humanité généreuse et non aussi cruelle qu’elle l’était, l’habitait ; elle détestait ce sentiment qu’elle jugeait trop crédule pour se réaliser un jour. N’était-elle pas naïve ?
- Je n’en sais rien, et à dire vrai, je m’en fiche totalement. Le fait est que les Humains sont dépourvus d’intérêt : ils sont bien trop cupides, bien trop cruels. Quel intérêt y a-t-il à les étudier ? répondit-elle, la mine blasée. - Voilà probablement ce que j’aime le plus chez toi, sourit Elwouania d’un air amusé. Cet entêtement charmant que tu as à vouloir cacher ton optimisme profond. Mais il est ancré en toi, il te domine et fait de toi son esclave. Pourquoi ne pas dire tout simplement que tu aimerais changer le cœur des Hommes ? Pourquoi ne pas dire que tu crois en leur bonté, même si elle n’est pas évidente lorsque l’on admire la splendeur à la fois historique et panoramique des plaines du Lassithi ?
Ay-Tsuki resta silencieuse. Elle connaissait Elwouania depuis bientôt trois mois et ne parvenait toujours pas à comprendre comment cette demoiselle chère à son cœur arrivait à lire en elle aussi facilement. C’était à la fois déstabilisant et agréable, tout autant que cet art avec lequel elle avait fait d’elle une femme et non plus une sauvage solitaire ; vêtue d’une magnifique robe blanche, respectueuse de la mode grecque du XIXème siècle, elle resplendissait de beauté et de grâce féminines. La robe, serrée au niveau de sa poitrine, s’élargissait ensuite quoiqu’une ceinture noire en soie n’en resserrât sa taille, de façon à mettre en valeur ses hanches aussi bien que sa gorge. Quant à ses pieds, de jolies bottines noires leur faisaient office de parure. Le plus beau, cependant, concernait la coiffure. Elwouania, avec patience et affection, avait passé la majeure partie de la matinée à lui confectionner un élégant chignon casque orné d’une tresse en diadème sur le devant, laissant ainsi apparaître les traits fins du visage d’Ay, qu’elle avait évidemment maquillé ; yeux très légèrement noircis, contrastant avec de sensuelles lèvres rouges, le tout sur un teint diaphane naturel, de quoi faire tourner la tête aux hommes du XIXème.
- Sur ce, et si nous allions trouver la charmante demeure que je nous ai trouvée, qu’en dis-tu ? N’es-tu pas curieuse ?
Ay-Tsuki posa ses yeux sur elle en se contentant d’abord de la regarder un instant, un sourire timide accroché aux lèvres.
- Je te suis.
~
Une grotte. Tout simplement. Perdue au cœur du mont Séléna, une caverne que les Hommes ne découvriraient que quelques années plus tard et qui porterait le nom de « grotte de Dikti ». L’entrée aurait pu paraître sombre pour le commun des mortels, mais pour des immortelles telles qu’Elwouania et Ay-Tsuki, c’était une autre histoire. Leur nature leur permettait un repérage facile dans le noir ; et puis, Elwouania n’avait pas disparu durant des heures la nuit dernière pour l’avoir laissée aussi peu esthétique, bien au contraire. Une multitude de torches en éclairaient l’allée principale, celle qui menait tout droit à leur petit nid douillet. Tandis qu’elles avançaient le long de la galerie, Ay ne put quitter des yeux les parois, toutes ornées de magnifiques peintures antiques.
- Je me suis dit que cet endroit conviendrait parfaitement, en souvenir de notre première rencontre. Tu m’excuseras si la chambre n’est pas à ton goût, nous nous connaissons depuis peu, après tout. Mais j’ai pensé que tu préférerais un lit aux cercueils que nous avons été forcés d’utiliser ces derniers mois. Déjà qu’à cause de moi la lumière du soleil t’est interdite ! Je m’en voudrais de ne pas t’offrir plus. Tu mérites un minimum de confort.
Des attentions, toujours. Qui aurait cru qu’un jour… ? Qui aurait cru qu’un jour, quelqu’un l’aimerait à ce point ? Oh oui, au début, il lui était arrivé d’en douter. Tout était arrivé si vite. Mais, depuis, des preuves, en masse, s’étaient accumulées. Aussi incroyables qu’irréfutables. Malgré tout, elle ne put s’empêcher de rire franchement, trouvant la situation quelque peu ironique.
- Tu sais, une grotte n’est pas vraiment… comment dire ? Disons que ce n’est pas un lieu que le commun des mortels choisirait pour vivre, ne serait-ce qu’en raison de l’humidité ! se moqua-t-elle, une moue taquine agitant ses lèvres. - Tu m’as crue capable d’oublier un tel détail ? rétorqua sa partenaire d’un air faussement offusqué. Tu sais, je suis mage avant d’être vampire. Alors des incantations contre l’humidité, j’en connais un rayon ! Surtout en matière de maîtrise des éléments. - Mage ?! Et tu l’es toujours ?! Mais je croyais que… je… je croyais que… enfin, tu sais, non ?! - Tu croyais qu’en devenant vampire, notre ancienne identité se perdait ? Tu es folle ! Tu conserves encore tes pouvoirs elfiques ! Mais bon, j’ai l’éternité pour t’expliquer tout ceci, alors laisse-nous le temps, veux-tu ? Pour aujourd’hui, j’ai autre chose de prévu. Alors fais-moi confiance, d’accord ?
Des regards qui s’échangent, des sourires qui se partagent, le tout dans une complicité folle ; Ay-Tsuki suivait sa douce sans plus réfléchir, se demandant soudain ce qu’elle lui avait prévu et s’imaginant par la même occasion tout un amalgame d’idées burlesques qui n’auraient fait rire qu’elle si elle les avait énoncées à haute voix. Ses interrogations s’estompèrent néanmoins à la vitesse de l’éclair lorsqu’elles pénétrèrent dans leur nouvelle chambre, d’une beauté époustouflante. C’était comme entrer au cœur d’un rêve, du rêve de sa vie. Et, toujours cette question : comment savait-elle ? Tout le design de la pièce exprimait ses désirs les plus forts, entre retour aux sources et surtout, intérêt à son égard. Tout lui prouvait, encore une fois, qu’elle n’était plus seule et mieux, qu’elle était aimée ; un mobilier rustique, typique de ce que les Elfes de sa contrée d’autrefois utilisaient, taillé directement dans des arbres aux couleurs chaudes malgré leur pâleur ; des portraits magnifiques d’elle, enlacée par la douceur des bras d’Elwouania ; et ce lit à baldaquin, orné de rideaux blancs presque translucides, dont les piliers semblaient servir de terreau naturel pour la croissance de rosiers.
- J’ai toujours aimé les roses rouges, expliqua tranquillement la jolie jeune femme aux yeux d’or. Elles m’apparaissent comme les seules capables de véritablement extérioriser la vraie passion amoureuse ; surtout quand on en compte cent-une… - Il y en a réellement… exactement ce nombre ? murmura Ay, le souffle coupé. - Exactement ce nombre. En langage des fleurs, ce nombre exact de roses exprime la passion et l’amour sans retenue, lui raconta sa compagne d’un ton joyeux. Bien sûr, tu peux refuser la proposition implicite qui en découle, mais je risquerais alors d’être vexée et de te bouder des siècles.
Ay-Tsuki Mÿha Spirit cligna plusieurs fois des yeux, l’air perplexe. Elle avait beau se répéter les paroles d’Elwouania, rien n’y faisait, elle ne comprenait pas vraiment de quoi il était question.
- Euh… - J’aurai au moins essayé la poésie, mais il faut croire que je vais devoir employer un autre langage pour que tu comprennes…
Une étrange sensation parcourut l’échine d’Ay, sensation qu’elle n’avait encore jamais ressentie auparavant. Des images s’imposaient à elle, toutes plus explicites les unes que les autres ; mélange de passion, de sensualité, de tendresse mais aussi d’une certaine violence langoureuse. Décrypter, analyser, raisonner sur ces images lui semblaient inconcevables, car il lui était impossible de réfléchir tant l’impression de bien-être l’envahissait, tant le désir s’emparait d’elle. Quel était donc ce petit quelque chose qui titillait ses moindres sens ? Quel était ce drôle de sentiment qui la rendait toute… chose ? Quel était donc ce mystérieux pouvoir qu’exerçait Elwouania sur elle ? Très vite, la vue se mêla aux autres sens ; d’abord tactile, par le biais de frôlements doucereux, de lèvres amoureuses déposées sur d’autres lèvres, de mains caressantes glissant le long de ses bras ; puis gustatif, à l’agréable contact sucré d’une langue étrangère chatouillant la sienne ; l’olfactif aussi s’ajouta rapidement, le doux parfum des roses excitant ses narines, sans compter ce parfum enivrant, effluves délicates d’une peau aimée et désirée ; le tout agrémenté par ces sons, si renversants, ces soupirs mêlés aux gémissements de plaisir ineffable. Cet instant magique d’innocente découverte s’éternisa des heures et des heures au plus grand bonheur de l’enfant qui vivait une expérience unique ; de ce genre qui ne s’oublie jamais et qui se revit, des années plus tard, en écho à une simple phrase lancée au hasard…
*
- Je n’ai aucune expérience en cela… – une pause, puis : – Mais si tu crois que je peux te convenir, je pense que je préférerais la deuxième option… – un embarras qui en aurait fait rire plus d’une, et : – Rha, je ressemble trop à un puceau pré-pubert !
Un soupir lui échappa ; agacement, exaspération, résignation mais surtout pure méchanceté indifférente à l’égard de ce jeunot innocent. Ses yeux rouges, pourtant, brillaient d’une lueur dangereuse, oscillant entre le pur plaisir sadique et le désir de blesser quiconque lui rappelait… elle, Elwouania. Bonheur et souffrance emmêlée pour l’éternité, cette éternité invraisemblable dans laquelle elle avait été enfermée cette année-là, en 1884, par l’élue de son être, par la chair de sa chair, par le sang de son sang, par la femme de son interminable vie ; une histoire si longue et si tragique, comment aurait-elle pu ne pas verser une larme au simple souvenir de cette nuit dramatique, de cette nuit machiavélique voire même diabolique au possible ? Ay-Tsuki Mÿha Spirit termina donc nonchalamment son joint avant de répliquer, l’air passablement ennuyé :
- Je me demande comment j’ai pu ne pas le comprendre plus tôt. Un… impuissant pareil, enfermé dans une pulsion sadique violente et repoussante. Tu me donnes envie de vomir, cher ami ; et pourtant, je crois que je vais te faire vivre ton instant de vie inoubliable. C’est demandé si gentiment, comment résister à l’appel de ta chair morbide, hein ? D’autant plus que physiquement, tu n’es quand même pas si mal que ça même si tes yeux rouges sont trompeurs !
Elle lâcha ce qu’il restait de son joint et, avant qu’il n’eût le temps de toucher le sol, l’inconnu se retrouva plaqué contre le comptoir de la petite auberge pour voyageurs égarés, complètement dénudé. La jeune femme, un sourire narquois en coin, le fusilla du regard avant de l’embrasser langoureusement, mordillant au passage ses lèvres avec une once de sauvagerie provocante ; et sa main droite glissant au passage lentement vers le sexe de l’individu anonyme. Quand ses doigts frôlèrent enfin son intimité, Ay choisit de stopper le baiser afin de lui susurrer quelques mots dans le creux de l’oreille, qu’elle mordilla aussitôt après :
- Avoue au moins que ça t’excite de faire ça avec une parfaite inconnue… Vous, les hommes, vous ne rêvez que de ça. L’idée même de ne jamais revoir votre première fois vous comble de satisfactions puériles et égoïstes.
Malgré la certitude de ses propos, elle ne put empêcher le souvenir de Kagechi de s’imposer en son âme torturée ; il était probablement l’unique exception confirmant la règle. Ses gestes restaient pourtant précis quoique brutaux à l’égard du sombre anonyme, comme si rien n’aurait pu contrarier ses plans, pas même l’image du seul démon capable de lui faire oublier son premier amour. Une véritable envie assassine décuplait ses sens depuis qu’elle s’était rappelée cette première nuit dans les bras d’Elwouania. Expression d’une rancœur refoulée depuis des mois, des années ; expression d’un profond remord à l’égard d’une faute impardonnable commise. Comment avait-elle pu assassiner la femme de sa vie, et ce sur un prétexte bidon ? Comment en étaient-elles arrivées là ? Ces interrogations, qu’elle croyait pourtant oubliées, ressurgissaient alors que sa main, avec énergie, montait et descendait le long de ce sexe faible tout juste rencontré au détour d’un comptoir. Si l’homme gémissait de plaisir ? Elle l’ignorait, trop obsédée par l’idée de laisser enfin s’exprimer la violence qu’elle avait contenue, refoulée au cœur d’elle-même, comme un ça qui ne mérite pas que l’on s’y attarde trop longtemps. C’est alors qu’un sourire parfaitement sadique étira ses lèvres, sa main continuant son va-et-vient interminable jusqu’à engendrer l’ultime jouissance de l’inconnu.
- Ne t’imagine pas, par contre, que je m’abaisserai à ton niveau en te… léchant, murmura-t-elle d’une voix suave. [Hors Rpg' : Ce message est inspiré de plusieurs morceaux différents ; d'abord des mélodies grecques, puis de "La Ceinture", d'Elodie Frégé, et enfin de "Sex Appeal", de Sexy Sushi] |
|  | | Vaelz Aberthol

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 | Sujet: Re: [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] Sam 7 Mai - 19:21 | |
| Novembre 2007 :
Seul… Isolé du reste du monde, détesté, haï… Vaelz n’inspirait que terreur et crainte. Partout où ses pas le menaient, une montagne de mort jonchait le sol laissant le sang des victimes s’écouler et pénétrer la terre. Le jeune homme ne s’attachait à rien, n’y a personne, de peur de dévoiler une nouvelle fois sa nature. Celle d’un meurtrier cruel, qui tuait comme il respirait, dans le seul but de se complaire dans sa vie misérable. Il se confortait dans l’idée que si « Dieu » ne l’avait jamais crée, le monde serait si paisible. Ce monde pouvait également l’être avec lui, mais dans ce cas, pourquoi lui avoir donné un tel pouvoir ? Un pouvoir incapable de soigner quiconque, incapable d’aider… Seulement capable de transpercer les corps, laissant leurs vie s’éteindre, murmurant un dernier juron à l’encontre de leur bourreau, qui les regardaient, un sourire mauvais trônant sur son visage. « Démon ! » criaient certains, « Enfoiré … » tentaient d’articuler d’autres… Aucun propos élogieux, toujours ces mêmes sentiments de haine qui perpétuaient la boucle infinie dans laquelle il s’était enfermé. Continué d’être haï pour l’éternité… Ou tout du moins, jusqu’à ce que sa mort vienne. Cela n’était pourtant pas faute d’essayer… Après de multiple tentative de suicide, tentant de s’ouvrir les veines, ou même de s’asphyxier, aucune d’elles n’avait fonctionné. Pourtant, il était loin d’être immortel… Il n’était juste pas « humain ». C’était la seule conclusion à laquelle il était arrivé. Et cela le laissait indifférent… Vaelz se dirigeait vers la Syrie, bien qu’il ne le savait pas. Ses pas le portaient simplement, et il marchait tout aussi simplement. Il ne réfléchissait pas, il ne pensait pas. Il n’était plus que coquille vide… Tous ces sentiments qui gravitaient autour de lui avaient fini par l’user. Il ne savait pas comment les interpréter. A la fois la peine des familles déchirées, à la fois la haine des victimes, à la fois la compassion de sa mère adoptive… Le jeune homme aurait pu accepter ses sentiments, mais cela lui aurait-il servit à quelque chose ? Il était tellement plus facile de fuir ses problèmes, de fuir ce que les autres pensent de sois même. Cela était tellement plus simple de vivre « monstre » et non pas « humain ». Après des jours et des jours de marche, il avait réussi à établir assez rapidement une cabane dans l’une des nombreuses forêts syriennes. Bien que dans ce pays, la température soit des plus glaciale, Vaelz ne s’en souciait guère. Il ne le ressentait même pas à vrai dire… Encore une fois, le contrôle de son sang lui permettait plusieurs choses, comme augmenter sensiblement sa chaleur corporelle, en le faisant circuler plus rapidement, où simplement en le faisant prendre un peu de chaleur. Les journées passaient, tout comme les nuits, sans qu’âme ne vienne troubler sa quiétude. Oubliant presque le plaisir de tuer, il ne se contentait que de chasser sa nourriture de la journée pour ensuite végéter dans un coin de sa maisonnée… Ne bougeant pratiquement pas, ne pensant à rien… Se contentant uniquement de vivre… Si l’on pouvait appeler cela vivre. * Vaelz fixait la jeune femme qui venait de laisser échapper un soupir. Il ne se sentit pas offensé pour autant, commençant à prendre l’habitude de cette femme qui se défendait de par ses paroles, bien qu’il ait l’impression que cela ne soit pas tout. Il soupira à son tour quand il vu la jeune femme terminer son joint. La drogue… Il avait essayé lui aussi, mais cela ne l’affectait pas… Encore une fois, son sang éliminait tout corps étranger… Quel qu’il soit. Cependant, même si il n’avait guère eu l’occasion d’en connaître les effets, il savait clairement que la drogue était consommée dans deux cas de figure différent. Soit on l’utilisait pour s’amuser… Dans ce cas de figure, la mentalité est importante, et la bonne humeur doit être réelle. Mais la drogue servait aussi à oublier… Dans ce cas là, on ne faisait que sombrer, petit à petit. Jusqu’à ne plus pouvoir en sortir. "-Je me demande comment j’ai pu ne pas le comprendre plus tôt. Un… impuissant pareil, enfermé dans une pulsion sadique violente et repoussante. Tu me donnes envie de vomir, cher ami ; et pourtant, je crois que je vais te faire vivre ton instant de vie inoubliable. C’est demandé si gentiment, comment résister à l’appel de ta chair morbide, hein ? D’autant plus que physiquement, tu n’es quand même pas si mal que ça même si tes yeux rouges sont trompeurs !"Que devait-il répondre à cela ? Il aurait pu commencer un nouveau débat, il aurait pu… Mais il ne le fit pas. Le jeune homme se contenta de faire comme quelques années auparavant. Végéter. Après tout, il savait d’avance que si il commençait à rétorquer au monologue de la jeune femme, celle-ci commencerait à le haïr de plus en plus, et sachant que cela n’était guère à son avantage en ce moment présent, il ferma les yeux afin de se retenir. Végéter… Il connaissait terriblement bien cette manière de « vivre ». Il l’avait expérimenté des années durant… Et si Fenrir, son loup, n’avait pas été sur son chemin, il serrait probablement encore coincé en Syrie, à regarder le temps passé, et à laisser le temps l’achever. Bien que c’est ce qu’il aurait probablement du continuer à faire. Février 2010 : Une journée comme tant d’autre… Cela faisait presque trois ans qu’il passait son temps à ne penser à rien, à vivoter jour après jour… Il avait perdu du poids, il avait perdu de sa stature, il avait perdu de son coté violent. Il n’était plus. La pluie se déversait sans cesse, se transformant bien vite en neige, puis en grêle. Le temps était fort changeant, mais qu’importait pour lui, qui ne s’en souciait guère. Il repassait dans sa tête les faits marquants de sa vie… Le meurtre de sa chère mère, le dépeçage de tant d’humain… Le plaisir qu’il en retirait. La joie qu’il en éprouvait... Tout cela lui incitait à recommencer, mais pourtant il ne le souhaitait pas. Il était bien dans cet endroit. Il n’avait plus à se soucier de quiconque. Il n’avait plus à s’intéresser au monde extérieur. Il n’avait plus à retomber dans les travers de sa folie. Une seule chose lui arrachait encore un sourire, sur son visage meurtri : Les paroles que lui adressaient ses victimes. Bien qu’il n’y ait aucune raison d’en éprouver du plaisir, cela était sa seule consolation. Comme si ces phrases lui rappelaient son besoin de rédemption. Lors d’une journée de février, partant à la chasse afin de subvenir à ses besoins élémentaires et primordiaux, Vaelz entendit un hululement assez craintif, et décida, pousser par sa curiosité, mais également par sa faim, à aller voir ce qu’il se passait. Il y découvrit alors un jeune louveteau, sa patte coincée contre un arbre qui venait apparemment de tomber. Les yeux de celui-ci transpercèrent de part en part le jeune homme qui, immédiatement, tomba sous le charme de la prestance de l’animal. Aussi, il décida de s’en occuper, et de l’élever avec lui, bien qu’il n’y connaissait pas grand-chose en loup. De part se fait, son éducation se basait surtout sur le respect que Fenrir devait avoir pour son maître, et inversement. Une relation simple entre un animal et sa bête… Le louveteau apprenait au fur et à mesure à chasser, tandis que Vaelz réapprenait petit à petit à vivre. Entraînement intensif afin de retrouver de sa superbe, nourriture en abondance afin de suffire au corps du jeune homme, toujours en pleine croissance… Bref, il reprenait petit à petit goût à la vie. Et recommença à voyager. Cette fois-ci, il s’abstenait d’anéantir toute vie, bien que par moment il ne pouvait faire autrement. Il essayait toujours de se fixer une limite, bien que celle-ci lui soit parfois impossible à respecter. Et à force de se refaire un nom, de par son coté « monstrueux », il fut invité par une académie des plus spéciale. « Sokujitsu ». Une école ralliant toutes sortes de monstruosité, ou d’humains… Bien que ceux-ci étaient dans l’obligation d’avoir un pouvoir ou une particularité qui les différencies des autres. Comment avaient-ils fait pour le retrouver ? Il s’en moquait éperdument… Après tout, si il existait une terre ou les monstres se ralliaient, il n’y avait aucune raison qu’il n’y aille pas. Il espérait ainsi arrêter les malheurs qu’il causait. * Vaelz soupira brièvement, en murmurant pour lui-même : « -C’était bien mal me connaître… » Tout en portant un regard sur la carcasse totalement éventrée du barmen précédemment empalé et dépecé sauvagement par sa folie sanguinaire. Il n’eut cependant pas le loisir de s’attendrir sur le cadavre car la jeune femme avait, en un éclair, dénudé entièrement le jeune gallois, qui plaqué contre le comptoir ne put empêcher un léger cri étouffé sous le choc du chêne, totalement surpris et donc, sans protection. La jeune femme se saisit de ses lèvres et il hésita à réagir avant d’essayer d’approfondir le baiser, mais déjà la jeune femme se chargeait de lui mordiller les lèvres. Il avait décidément plus d’un coup de retard. Lorsque la main de la magnifique jeune femme frôla son sexe, il se crispa légèrement, avant que celle-ci vienne lui susurrer à l’oreille, avant de la lui mordiller : « - Avoue au moins que ça t’excite de faire ça avec une parfaite inconnue… Vous, les hommes, vous ne rêvez que de ça. L’idée même de ne jamais revoir votre première fois vous comble de satisfactions puériles et égoïstes. » Etait-ce vrai ? Non… Il savait qu’au plus profond de lui-même, il voudrait la revoir. Même si elle n’avait pas été sa première fois à vrai dire. Il trouvait de l’intérêt à cette femme, bien que cela lui fasse mal de l’admettre. Lui qui s’était promit de ne jamais s’attacher à personne, c’était déjà trop tard… Yume, par exemple,… Cette jeune fille qui semblait si frêle, alors qu’elle abritait elle aussi un monstre en elle… Elle avait réussi à faire de lui son « protecteur » bien que le jeune homme doutait qu’elle s’en soit seulement rendue compte. Et voilà que ça continuait, avec cette jeune femme, dont il ignorait toujours le nom. Cette fois ci, cela était loin d’être un sentiment de protection qui l’animait, bien qu’il ne pouvait le décrire clairement. La seule chose qu’il savait, c’est qu’elle l’intriguait et l’intéressait au plus haut point. La main de la jeune femme se resserra autour de sa verge, et commençait à faire des mouvements de va et vient. Bien qu’il se crispa, Vaelz réussit tout de même à dire se qu’il avait sur le cœur… Enfin, tout du moins, le peu qu’il en restait encore. « -Désolé de te décevoir dans tes convictions,… Mais cela n’est pas le cas. Je veux te revoir, et cela, que nous continuions ou pas. Tu m’intrigues et sur ce point, je ne peux être qu’honnête. Mais je sais également que nous ne partageons clairement pas le même point de vue. Tandis que je ne suis que chaire fraîche pour toi, remplaçant un sac de frappe pour éloigner une frustration trop longtemps contenue… Tu es pour moi, une femme qui m’aura fait découvrir une chose. Bien que je te maudisse à la fois pour cela, je dois t’en remercier. Je sais au moins que je peux éprouver ce qu’un humain éprouverait en temps normal… Des sentiments ! »Est-ce que la jeune femme l’avait écouté ? Il n’en savait rien… Et il ne pouvait pas lui en vouloir… Après tout, c’était exactement comme il l’avait dit. Il n’était qu’une « chose » entre ses mains. Son regard se porta sur le visage de la resplendissante créature tandis qu’elle continuait son affaire, arrachant au passage un léger gémissement à l’homme qui se méprisait d’être si faible,… Comment en étaient-ils arrivé la déjà ?... Et puis… Le mépriserait-elle autant si il n’avait pas perdu contenance… ? Les questions du jeune homme ternirent légèrement son regard, toujours posé sur le visage de la jeune inconnue, alors que la jouissance se faisait proéminente. Quelques mouvements supplémentaire eurent raison de lui, et un léger gémissement vint refaire surface au moment ou elle eu fini de le terrasser pour le premier round. C’était un Down, et il savait qu’il fallait qu’il se relève pour poursuivre le combat. Souriant pour lui-même à la métaphore qui venait de lui traverser l’esprit, il se disait qu’en tant que challenger, il allait probablement devoir se battre comme un beau diable pour arracher cette ceinture tant convoitée. « - Ne t’imagine pas, par contre, que je m’abaisserai à ton niveau en te… léchant », murmura-t-elle d’une voix suave. Cela allait de soit… Il hésita un bon moment pourtant… L’imprévu était-il mauvais ? Devait-il se contenter de rester dans une ligne de conduite des plus « normales » ? Il n’en savait rien, et son manque d’expérience en la matière ne l’arrangeait pas. Ainsi, Vaelz décida de faire à sa manière, et qu’importe ce que la jeune femme en penserait, elle lui dirait probablement de vive voix. Après tout, elle ne se cachait pas pour lui dire ses quatre vérités. Ce qui ne lui déplaisait par forcément. Mettant un terme à ses réflexions qui n’eurent sûrement pas le temps de durer très longtemps, il passa un de ses bras autour du visage de la jeune femme et l’embrassa tendrement, et surtout, timidement. Sa confiance en lui n’était pas des plus développées, et cela ce sentait clairement dans ses approches. Il quitta alors les lèvres de la jeune femme avant de porter un regard sur sa main, apparemment tâchée de son liquide, avant de s’approcher de celle-ci et de lui murmurer « -Dans ce cas, je m’en occuperais pour toi. ». S’agenouillant, il fit face à l’inconnue, tout en baissant les yeux vers la main souillée de celle-ci, et d’y apposer un baiser. Laissant aller sa langue sur la main de la jeune femme, il la léchait avec entrain, prenant garde à nettoyer la main dans les moindres recoins. Une fois qu’il eut terminé de récolter sa semence, il l’avala d’un coup sec. Bien que cela le dégoûta un tant soit peu de le faire, il remarqua que cela n’avait rien de si terrible. Bien que cela soit humiliant… Mais il n’était pas à cela prêt, après tout, qu’importait ce que pensait les autres de lui, l’important était qu’il réussisse à apporter un peu de bonheur à la jeune femme, bien qu’il ne sache toujours pas comment si prendre, ni la réaction de celle-ci. Relevant légèrement la tête afin d’admirer la belle inconnue, il ne put s’empêcher de la détailler un peu plus. Des cheveux d’un noir intense, habillée d’une robe en soie, brodées en fibres de lin noires et blanches, elle portait également de magnifiques bottes en cuir noir. De la où il se trouvait, il ne pouvait rien entrapercevoir d’autre… A son grand damne. Pas qu’il soit pervers, mais il trouvait la jeune femme des plus ravissantes et n’était pas contre une vue un peu plus charnelle… Quoi que cela viendrait sûrement. Se relevant, il se dirigea vers le bar et se servi un verre d’eau, afin de faire passer le goût. Après tout, la femme n’avait pas l’air disposée à « lécher » comme elle le disait si bien, donc il préférait prendre ses précautions afin que sa bouche soit « propre ». Il repassa par-dessus le comptoir et redéposa un baiser sur les lèvres de la jeune femme, tout en descendant sa main vers l’intimité de celle-ci. Inexpérience pour inexpérience, autant découvrir un peu par soit même, et puis, il comprendrait vite si la jeune femme est consentante ou pas. Relevant légèrement la robe, et glissant sa main sous la culotte de l’inconnue, il y fit glisser un doigt, doucement. Le jeune homme fut bien étonné de découvrir l’endroit, et espérait bien ne pas s’être trompé de trou… Bah, tant que la jeune femme ne tentait pas de le tuer, c’est qu’il devait plus ou moins être dans le bon… Commençant ses mouvements de va et vient, il se concentra uniquement sur sa tâche et parut d’ailleurs bien crispé… L’inexpérience le marquait encore une fois, et il tentait de compenser cela par les baisers -qu’il espérait « appréciable »- qu’il déposait maintenant dans le cou de la femme aux cheveux noir intense. |
|  | | | | [Pv Ay] Les sang coups de la nuit [Hentaï] | |
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